IBERT
Vol. 59 No 7
La semaine prochaine
Début d'une série d'articles sur ‘’LE METIS”, le premier jour-
nal de langue française dans les provinces des prairies. ‘’LE
METIS parut pour la première fois le 27 mai 1871.
Quelque soixante-quinze étudiants de l'Ecole d'aides-infirmières de l'Hôpital
Général St-Boniface recevaient leur diplôme lors d'une cérémonie qui s'est
déroulée au Gymnase Holy Cross, jeudi dernier.
CKSB fête 25 ans d'existence
(voir notre supplément et page cinq)
En Saskatchewan
p.8etg
ET
LE
SAINT-BONIFACE, MANITOBA, MERCREDI 19 MAL 1974, S
"HU T
pa 19 De OÙ M
Æ «) 2 O (1 nmaeesens
Z'ime :
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On voit ci-dessus trois élèves de l'école élémentaire de St-Jean-Baptiste qui
ont obtenu des trophées lors du festival sud-manitobain. De gauche à droite:
Paulette Lavallée, 10 ans, fille de M. et Mme Raymond Lavallée, de St-Jean-
Baptiste, Normand Touchette, 13 ans, fils de M. et Mme Arthur Touchette,
de St-Jean-Baptiste, et Line Aquin, 11 ans, fille de M. et Mme Léo Aquin, de
Ste-Elisabeth. Ces jeunes reçoivent leur formation musicale au studio S.N.J.M.
Le maire Edward Turner de St-Boniface passe la ceinture de brigadier scolaire
à Jean Laurin. À gauche, le chef de:police de St-Boniface, M. Frank Muller,
et à l'arrière-plan, les autres écoliers qui participeront à un ‘’jamboree’’ à Ot-
tawa (voir l'article en page deux). Deuxième rangée:-Jañot Amos, Lynn Rit-
chot, Kevin Harrower; troisième rangée: Judy Bousquet, Heather Thompson,
Rose-Marie Pelletier; quatrième rangée: Brigitte Lachance, Murray Allan,
David Dunderdale; cinquième rangée: Kim Ealing, Robert Del Frate; et le
constable et Mme Gilles Ferland.
2
Mme Pauline Boutal doit se rendre à Ottawa le 28 mai pour rece-
voir l'Orctre du Mérite de la Culture française, Cette société, sous
l'égide du gouvernement, a comme fonction de récompenser ceux
qui se sont dévoués à faire connaître la culture française au Canada,
Mme Boutal s'est vu décurner ce prix pour sa longue association
avec le Cercle Molière et sa renommée nationale comme peintre. La
cérémonie aura lieu dans la Salle de la Confédération au Parlement
d'Ottawa,
1,775 emplois d'été
Le ministère de la Défen=
se nationale aura de l’em-
ploi pour environ 1,775 étu=
diants de 16-24 ans aucours
des mois d'été, soit 1,000
emplois environ dans les
cadres du programme d’été
de l'armée de réserve et
7175 dans diverses tâches
civiles,
Pour plüs amples rensei-
gnements s'adresser au:
Service d'Information de la
Défense Nationale,
Man-Sask-NW Ont Region,
CFB Winnipeg,
WESTWIN, Man,
Tél,: 822-1311
13 jeunes de
iront à Ottawa
Le 12 mai à la salle du
Conseil municipal de St-
Boniface avait lieu une ré=
ception en l'honneur des
treize patrouilles d'école de
St-Boniface qui participe=
‘ront à un ‘‘Jamboree’’ an=
nuel à Ottawa, A cette oc=
casion son honneur le Maire
Edward Turner présenta à
chaque patrouille un nouveau
ceinturon de patrouille avec
l'épingle officielle ainsi
qu'une épinglette de la ville
de St-Boniface,
Cette année 29 patrouilles
du Manitoba assisteront à ce
‘ Jamboree’’, St-Boniface,
comme par les années pas=
sées, aura la plus importan-
te délégation, Ce voyage àla
capitale nationale est offert
à la meilleure patrouille de
chaque .école comme la ré-
compense d’un travail ex
ceptionnel, Le voyage est
subventionné par des hom-
mes d’affaires de St-Boni=
St-Boniface
face, Les jeunes partiront
le 19 mai par le CN, passe
ront 2 jours à Ottawa et se-
ront de retour le 23 mai,
Des tours ont êté organisés
pour leur faire visiter les
points d'intérêt de la capita=
le, Le constable Gilles Fer
land et sa femme accompas=
gneront les jeunes,
‘Le travail que font ces
jeunes par tous les temps
mérite bien cette récompen-
se”, de dire M. le Maire,
‘‘dommage qu’on ne puisse
pas en envoyer plus de 13,/’
M. Muller, chef de Police
de St-Boniface, disait qu’il
n’y avait pas eu d'accidents
graves aux intersections
près des écoles depuis le
service des patrouilles,
C'est dire que ces jeunes
prennent au sérieux leurs
responsabilités et fontunex=
cellent travail,
Irène Mahé
Appelez: Aurèle C. Campeau, C.L.U.
L'IMPERIALE
À COMPAGNIE D'ASSURANCE-VIE
P vous protège pour la vie
4
L'Impériale Compagnie
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Géant ‘Feu de Camp” le soir,
Entrée: $.25 - 6 ans et moins: gratis.
ELLES LEE CEE ESC EE CCE TEE CRECX LCOCRE PACE REX CEE XX LT RE
——LA LIBERTE ET LE PATRIOTE, mercredi 19 mai 1971 / 3
Le député provincial de St-Boniface devient membre du NPD
Le premier ministre du
Manitoba, M, Ed Schreyer,
a annoncé jeudi dernier qur:
le député de St-Boniface à
l'Assemblée législative, M,
Laurent Desjardins venait de
se joindre au Nouveau Parti
Démocrate et qu’à ce titre il
fera- désormais partie du
caucus gouvernemental en
plus d'être directeur du Se-
crétariat des relations cul»
turelles fédérales-pr ovin=
ciales et adjoint parlemen=
taire au ministre de l’Edu-
cation,
On se souvient qu’à la fin
du mois de mars M, Desjar-,
dins avait démissionné de
son poste de directeur du
Secrétariat des relations fé
dérales-provinciales et
quittait la hannière libérale-
démocrate qu’il s’était don
née en juillet 1969 pour de=
venir indépendant,
Elu député libéral de St-
Boniface aux élections pro
vinciales de juin 1969, M,
Desjardins allait fonner #on
appui au chefnéo-dé mocr'ate
Ed Schreyer et ains!jui per-
mettre de former un gouver=
nement minoritaire, Par la
suite, M, Desjardins deve“
nait adjoint parlementaire
du premier ministre
Schreyer qui lui confiait en
même temps ia formation du
Secrétariat des relations
culiurelles fédérales-pr 0=
vinciales,
Au cours de l'été 1970, le
député de St-Boniface annon=
su
Le recensement explique en 20 pages
Le Bureau fédéral de la
statistique a publié une bro=
chure de 20 pages décrivant
le fonctionnement des nou=
velles techniques qui seront
utilisées pour la collecte et
le traitement des données
lors du recensement de 1971,
Cette brochure intitulée
‘L'art de se recenser soi
même— Petit manuel du par=
fait autorecenseur’’, fournit
des explications sur les mé
thodes de distribution et de
collecte des questionnaires,
la technique de l’autorecen-
sement, les techniques d'é-
chantillonnage et plusieurs
autres aspects de cette opé=
ration de grande envergure,
On y trouvera égalementune
description des moyens em
ployés pour assurer le cas
ractère confidentiel des ren
seignements recueillis, des
procédés utilisés et denom-
breuses fins auxquelles ser-
vent les données du recen-
sement, La brochure
renferme des cartes géo=
graphiques, des tableaux,
des photographies et des ca=
ricatures,
Des exemplaires de cette
brochure ont été distribués
aujourd’hui à tous les mem=
bres du Sénat et dela Cham
bre des Communes et d’au-
tres seront envoyés à tous
les membres des assem-
blées législatives provincia-
les, Au cours des prochaines
semaines, les Chambres de
Commerce, les bibliothè-
ques municipales et celles
des universités, les mem-
bres du clergé et les ensei-
gnants en recevront aussi, fl
sera également possible de
s'en procurer gratuitement
dans tous les bureaux d'IN-
FORMATION CANADA si
tués à travers le pays,
Maurice Gauthier
sous-ministre du
Developpement
Lé .
coopératif
Loi Sam Uskiw a
annoncé la semaine dernière
que M, Maurice À, Gauthier
a été nommé au poste de
sous-ministre du ministère
du Développement coopéra=
tif, La nomination est entrée
en vigueur le 15 mai,
M, Gauthier, qui a consa=
cré 27 ans au mouvement co=
opératif du Manitoba, avait
été nommé en octobre der«
nier directeur du départe-
ment des services coopéra=
tifs et des caisses de crédit
à l’intérieur du ministère de
l'Agriculture,
Ce département des ser-
vices coopératifs fut érigé
récemment en ministère du
Développement coopératif,
dont M, Uskiw estégalement
titulaire,
UN RAPPEL:
LA DIVISION SCOLAIRE DE ST-BONIFACE
Avez-vous oublié d'inscrire votre enfant ayant atteint
l’âge (5 ans) de fréquenter les jardins d'enfants des éco-
les publiques de la division scolaire de St-Boniface.
Vussemsonensnmesemermnrenmenmnnnannnae ner rant
Tous les enfants nés en 1966 sont éligibles pour l’ad-
mission en Septembre 1971.
Si vous n'avez pas encore rempli une formule d'ins-
cription, nous vous prions de communiquer immédia-
tement avec le Directeur de l’école du voisinage.
Les inscriptions reçues APRES le 31 mai pourraient
être placées sur la liste d'attente.
A VENDRE
Magasin avec équipément essentiel.
Dans Centre canadieri-français progressif.
Logis de 2 chambres attenant.
Comptant requis: $1,000.
Prix d'aubaine.
S'adresser à: C.P. 3, St-Lazare, Manitoba,
vence sente rare ral
ça tout d’abord qu’il quittait
le cancus et qu’ii ne suppor=
terall pas le gouvarnement
néo-démocraie dans son
projet de loi sur l’assuran-
ce-automobile, Quelque
temps plus tard, à la suite
d'amendements apnortés par
M, Schreyer, M, Desjardins
appuyait la loi sur l'assue
rance=atutomobile, En août
fl} étonna tout le monde en
annonçant qu’il allait démis=
Sionner bientôt de son siège,
Cependant, quelques semai=
nes plus tard, il se ravisait
et communiquait à la presse
qu’il n’abandonnerait pas son
poste de député et qu’il res
terait en charge du Secré
tariat, Il demeurait toute-
fois exclu du caucus néo«
démocrate,
En annongant, jeudi der
nier, que M, Desjariins fe
rait désormais partie du
caucus gouvernemental, M,
Schreyer a précisé que c'é-
tait lui-même qui avait invi=
té le député de St-Boniface
â se joindre à son parti et
qu’il n'y avait eu aucun mars
chandage politique, le guu-
vernement néo-démovrate
jouissant déjà, d’ailleurs,
d'une mejorité suffisante,
Pour sa part, M, Desjar-
dins a affirmé qu’il désirait
être là ‘‘où se trouve l’ac-
tion?’ ! Ceci lui permetterait
en particulier de poursuivre
un de ses grands objectifs
politiques, l’aide gouverne
mentale aux écoles privées,
tion!!! Ceci lui permetterait
en particulier de poursuivre
L'unité ne signifie pas uniformité
VANCOUVER — L'unité
canadienne ne signifie pas
uniformité, a déclaré le 7
mai la reine Elizabeth,
Travailler à cette unité, a
précisé la reine, au cours
d’une allocution devant un
tribunal de citoyenneté au
Queen Elizabeth Theatre,
consiste à devenir partie in=
tégrante d'une communauté
qui se partage un territoire
vaste et varié, deux langues
officielles et plusieurs cul-
tures,
‘ Personne ne s'attend et
n’exige des nouveaux ci-
toyens qu’ils abandonnent
leur héritage, qu’ils re-
jettent leur passé ou qu’ils
renient leur identité’, a-t…
elle ajoutée,
LIBERTE AUTHENTIQUE
‘ C'est unengagementtrès
sérieux que celui de choisir
un nouveau pays, de trans-
planter son existence dans
un nouveau contexte, Per
sonne ne peut évidemment
accomplir ce bond courageux
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taire, grades un à sept, personnel de seize.
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AH. Lepage, Secrétaire-Trésorier,
Gravelbourg, Saskatchewan,
du coeur sans jeter un re
gard à l'arrière,
Il est quasi impossible
de se débarrasser de l’héri=
tage de plusieurs généra-
tions et de la culture de plu-
sieurs années, et l'on ne
s'attend pas à cela, Person
né n’exige ou ne s'attend à
ce que les nouveaux citoyens
ne rejettent leur passé où re
nient leur identité,
Choisir cette liberté,
cette vie, ce pays pour soi
même, voilà l'engagement de
tous les Canadiens, parce
que quiconque choisit le Ca=
nada comme son pays accep=
te tous les Canadiens comme
ses concitoyens, qu'importe
leur langue ou leur couleur,
qu'importe leur âge, leur
façon de vivre, leur religion
ou leur origine!”
CÉREREREREREREREREEEET
S.V.P.
aidez à mettre un toit
sur une église en Tanzanie.
$1,000. Ecrivez au Père
Jean Blekemolen
des Pères Blancs d'Afrique
C.P,83,MWANZA,
TANZANIA.
ones.
sms.
LRERRELLELEEERLELIEELLLLEX)
4 / LA LIBERTE ET LE PATRIOTE, mercredi 19 mai 1971 —
ÉDITORIAL
Les sceptiques d'autrefois et d'aujourd'hui en au-
ront pour leur rhume la semaine prochaine. Le pre-
mier poste radiophonique de langue française dans
l'Ouest canadien fétera vingt-cinq ans d'existence.
Dans un monde comme celui de l'électronique où
tout change et évolue si rapidement, vingt-cinq an-
nées de service public c'est un fait digne de men-
tion. Et l'événement mérite encore plus d'être sou-
ligné quand on sait combien il est pénible de faire
rayonner la langue et la culture françaises à travers
et par-dessus la mer d'ondes anglo-américaines qui
submergent nos prairies.
La simple existence de CKSB (et de CFRG -Gra-
velbourg, de CFNS - Saskatoon et de CHFA - Ea-
monton, d'ailleurs) demeure le défi le plus coura-
geux que la communauté francophone du Canada
tout entier ait jamais osé relever.
Pour s'en convaincre, il suffit de lire dans notre
supplément, “l'historique d'un mouvement” qu'a
tracé feu l'abbé Antoine d'Eschambault, le plus
persévérant des ouvriers de première heure de Ra-
dio-Saint-Boniface. Ceux qui n'ont pas encore cin:
quante ans soupçonnent difficilement ce qu'il a fal-
lu de ténacité et de démarches sur démarches avant
de réussir à percer toutes les oppositions et à arra-
cher à Ottawa la permission de rendre les ondes ca-
nadiennes bilingues, même dans l'Ouest du pays.
Car, il faut bien se le rappeler, c'est à partir du
principe fondamental que le Canada est, par défi-
nition, un pays bilingue d'une côte à l'autre qu'une
poignée de Canadiens français de l'Ouest canadien
se sont mis en frais de réaliser le “rêve impossible"
(selon d'aucuns) de Radio-Ouest-Française.
De toutes les personnes qui ont le plus contribué
à faire de ce “rêve” une réalité, il convient d'en
Les vingt-cinq ans de CKSB
mentionner deux. Nous avons déjà nommé plus
haut l'abbé d'Eschambault. D'après le témoignage
de tous ceux qui l'ont connu, ce fut un travailleur
constant et infatigable en même temps qu'un fin
diplomate qui sut se faire ouvrir les portes les
mieux gardées. C'est lui qui réussit à faire tomber
les derniers obstacles à la fondation de CKSB. Mal-
heureusement, les Franco-Manitobains ne pourront
lui rendre qu'un hommage posthume.
L'autre pilier de force dans cette conquête ardue
des ondes de l'Ouest, ce fut Mgr Maurice Baudoux,
alors curé de Prud'homme en Saskatchewan, au-
jourd'hui archevêque de St-Boniface. Nous publions
ailleurs dans ces pages une interview où il nous ra-
conte certains souvenirs de cette époque qu'on
peut, à juste titre, appeler “héroique”. Mgr Bau-
doux est trop bien connu pour que nous ayons à
rappeler qu'il n'a jamais été homme à abandonner
un objectif qu'il estimait fondamental pour la sur-
vivance et l'épanouissement de la communauté
francophone dans l'Ouest canadien.
Certains s‘étonneront du rôle actif et de premier
plan que des membres du clergé ont joué dans la
fondation de Radio-Ouest-Française. [| faut dire
qu'à l'époque, comme autrefois dans l'histoire du
pays et de l'Occident, bien des projets d'ordre so-
cial, éducatif, culturel ou scientifique n'ont pu
prendre corps que grâce à l'initiative et à la parti-
cipation de prêtres et de religieux ou religieuses
hautement ‘“sensibilisés’’ aux besoins de tout “l'hu-
main”
Il n'en résulte pas dans le cas de CKSB, que l'en-
treprise soit une oeuvre d'Eglise ou une propriété
diocésaine. Les propriétaires et les actionnaires en
sont des Franco-Manitobains qui, quel que soit
leur rang en fonction sociale, ont consenti à con-
tribuer de leurs deniers à l’entreprise. CKSB est de-
venu ce que la population a voulu en faire, Fort
heureusement qu'il y a toujours eu un noyau actif
qui s'y est intéressé et qui en a subi le développe-
ment. Ces gen$ ont accompli beaucoup avec les
moyens limités (surtout d'ordre financier} dont ils
ont disposé jusqu'ici. Il est plus que convenable
de les en féliciter.
Il reste maintenant l'avenir. L'affiliation au ré-
seau national de Radio-Canada a été une source de
qualité et de variété de programmes en même temps
qu'un puissant renfort de revenus. Cependant, il y
a un pas de plus à faire. Si le réseau français de Ra-
dio-Canada veut vraiment être “national” et non
principalement “montréalais”, comme c'est le cas
maintenant, il devra décentraliser sa production et
établir des postes de base régionaux. CKSB est
tout indiqué pour un tel rôle. Avec un peu de bon-
ne volonté, Radio-Canada pourrait recruter sur pla-
ce, un personnel suffisant auquel il suffirait de don-
ner un bon entraînement, soit ici soit ailleurs. La
haute direction de Radio-Canada a certes fait beau-
coup pour assurer que les ondes demeurent cana-
diennes donc ‘bilingues’ dans l'Ouest. !! faudrait
maintenant que ce contenu de langue française de-
vienne lui aussi “canadien”. En ce moment, il est
trop “québécois”. L'Ouest aurait des choses in-
téressantes à dire à l'Est, si celui-ci voulait bien nous
écouter de temps en temps.
En attendant que viennent ces jours meilleurs,
adressons nos plus chaleureuses félicitations à
CKSB et souhaitons-lui plein succès au service de
“toute” la population francophone du Manitoba.
J.-P. À.
Nos lecteurs nous écrivent
L'Hôpital Taché
M. le Rédacteur,
Ayant êté membre actif
des Dames Auxiliaires de
l'Hôpital Taché depuis leur
début, je crois qu’il est mon
devoir de venir donner un
mot d'encouragement et de
remerciements aux Soeurs
Grises pour le dévouement,
la tendresse et les bons
soins qu’elles donnent à
leurs nombreux malades,
Elles font sûrement un mer-
veilleux travail,
Aucun foyer de vieillards,
opéré par un laïque, ne peut
surpasser la qualité de soins
donnés à l'Hôpital Taché,
J'en suis témoin de la bonté
du Personnel puisqu’à cha=
que visite régulière aux ma=
lades je ne cesse d'admirer
la manière dont ils sonttrai-
tés. Jamais je n'ai vu un
patient se plaindre de mau=
vais traitements, La pre-
mière fois que j'ai fait la
tournée des étages, j'ai été
très émerveillée de voir
que chaque individu, n’im-
porte sa religion, son teint,
sa nationalité, était aussi
important que l’autre pour
tous les employés,
Un petit incident, comme
celui de voilà deux semai=
nes, ne peut pas se compa=
rer à l’immensité de la qua-
Mémoire présenté
lité du travail fait par les
employés et les Soeurs Gri-
ses de l'Hôpital Taché,
Quelqu'un toujours fidèle
à l'Hôpital,
Mme J, C, Mouard
St-Boniface
13-5-71,
au ministre Rene Toupin le 15 mai
Depuis l'avènement du
gouvernement Schreyer,
nous constatons avec enthou=
siasme la sympathie que
notre premier ministre ma
nifeste à l'égard du progrès
de la vie française au Ma-
nitoba,
Nous croyons que l’épa-
nouissement des francopho-
nes ne peut se réaliser que
par des actions immédiates
qui pourvoiraient à des loi-
sirs en français et à des
services en français pour
les enfants à l’âge pré-ma-
ternel,
Nous voulons croire que
le gouvernement provinciai
veut manifester concrète
ment sa compréhension des
Opinion d’un électeur
besoins urgents des franco-
manitobains, Comme notre
représentant au Cabinet pro-
vincial, nous vous deman-
dons d'informer ie Cabinet
de nos requêtes et de faire
pression auprès de lui pour
qu’il fasse suite à nos dé
marches auprès de vous,
Les demandes que nous
vous adressons, Monsieur
le Ministre, sont les suivan=
tes :
1, La construction d’une
piscine d'ambiance françai=
se à St-Boniface, A cet effet,
étant donné l'absence totale
de loisirs français au Mani=
toba, nous voyons comme
étant très important à la vie
française des manitobains
l'établissement de cette pis=
cine où les cours et l’admi=
nistration seraient totale
ment en français,
2, L'aménagement d’une
garderie d'enfants attenante
à cette piscine où le person
nel et l'ambiance seraient
complètement français,
En tant que sous-comité
de la S,F,M, nous vous de
mandons d'apporter des ré-
sultats concrets sans délai
et de manifester ainsi votre
politique en faveur d’une
province bilingue et unie,
Lucille Huot,
Louise Trudel,
Paulette Boulet,
Suzanne Prince,
Hélène Martin,
Georgette Ferland,
Louise Bouchard,
Gertrude Mousseau,
Sous-comité de la S,F,M,
La versatilité
Le député de St-Boniface
à l'Assemblée législative,
M, Laurent Desjardins, vient
de jeter son dévolu sur le
parti au pouvoir, le Nouveau
Parti Démocratique. Cette
fois, on suppose que c'est
définitif et qu’il ne se ravi
sera pas au bout de quelques
mois ! Il y a encore le parti
conservateur qu’il n’a pas
essayé !
M, Desjardins proteste
publiquement qu'il a le droit
de changer d'idées, Soit!
Mais il ne faut pas confon-
dre idée, opinion, sentiment
et opportunisme, Pour le
public qui ne sait pas lire
les ‘‘consciences’’, les dé
cisions (contraires ou con
tradictoires, on ne sait plus !)
prises depuis un an par le
député de St-Boniface relè-
vent plus de la versatilité
(au sens français du mot)
et de l’émotivité que d’une
pensée politique rigoureuse,
du député de St-Boniface
Le premier ministre
Schreyer a expliqué que l’en-
trée de M, Desjardins dans
les rangs du NPD n'impli=
quait aucun marchandage po=
litique, Nous acceptons l'ex
plication du premier minis-
tre, Espérons que l'opinion
publique en fera autant, La
nomination de M, Desjardins
au Secrétariat des relations
culturelles fédérales-pro=
vinciales et au poste d’ad-
joint parlementaire du mi-
nistre de l'Education touche
de près aux questions qui
intéressent la collectivité
francophone du Manitoba, Il
est à espérer qu’il y aura
moyen de collaborer fran-
chement de part et d'autre,
même si l’on ne partage pas
la dernière option politique
du député de St-Boniface,
Chose certaine, la ques-
tion du bilinguisme ou du
caractère bilingue de Saint-
Boniface ne doit pas faire
l’objet de marchandage poli
tique. Si le bilinguisme est
une valeur canadienne qui
mérite d’être étendue et dé
veloppée, tout homme poli=
tique, quel que soit son parti,
doit s’y intéresser etle pro
mouvoir le plus possible à
jeu ouvert et non par toutes
sortes de combinaisons dans
les coulisses,
On sait que le député de
St-Boniface s’est acquis une
réputation de lutteur acharné
pour les causes de haute im-
portance telles que celle des
écoles privées, C’est proba=
blement un domaine où sa
présence au gouvernement
pourra être utile,
Reste à savoir maintenant
si la majorité des électeurs
de St-Boniface qui lui ont as-
suré leur support depuis déjà
une bonne quinzaine d’années
voudront bien le suivre jus-
que dans sa dernière option
politique, Les courants d’0
pinions ne devraient pas tar
der à se manifester,
de puissance militaire
WASHINGTON — Les dé
penses militaires dans le
monde au cours de la der
nière année se sont élevées
à $204 milliards et le Cana
da se classe parmi les dix
pays ayant consacré le plus
d'argent à cette fin, révèle
l'Agence pour le contrôle
des armements, Cette som=
me équivaut à quelque $6
pour chaque homme, femme
et enfant du pays,
Ces chiffres astronomi-
ques se comparent aux $199
milliards dépensés en 1969,
L'agence précise que les
dépenses de 1969 équivalent
à un dollar de revenu produit
par chacun des 1,800,000,000
d'individus de la moitié la
plus démunie de la popula=
tion mondiale,
Le rapport ajoute que les
dépenses militaires ont aug
menté de 50 pour cent au
cours des cinqdernières an
nées,
Gérald DORGE
Directeur
Tanscona, Manitoba.
«LIBERTÉ: PATRIOTE
Membre de | ‘A.B.C, de la M.W.N.A. et des Hebdos du Canada
Tirage (RO Certifié
Journal hebdomadaire publié le mercredi
par Pressa-Ouest Limitée,
Jean-Paul AUBRY, O.M.I.
Toute correspondance relative aux articles et nouvelles doit
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6 / LA LIBERTE ET LE PATRIOTE, mereredi 19 mai 1971 —
Feuilleton de “La Liberté et Le Patriote”
JASMIN D'ESPAGNE -
par Jeanne Battini
Reproduit avec l'autorisation de la Société des Gens de Lettres
Philippe? avait-il répété, comme s’il
s'agissait de quelqu'un dont il n'avait ja
mais entendu parler,
Elle savait bien que les traductions lati-
nes sont la chose la plus abominable, la
plus abrutissante, mais enfin, il avait bien
consenti à recevoir Philippe, quoi que
n'ayant pas partagé l’allégresse de safille,
en dépit de l’objection:
-Je ne crois pas que ce soit là un parti
acceptable, Au surplus, tu es encore jeune.
Et, sans doute, maudissait-il Louise Ri=
chet qui, en lui donnant la peur du loup,
l’avait jetée dans la gueule de la bête, car
son regard était devenu étrange,
Elle s'était approchée:
-Mais, oui, papa chéri, tu sais bien que
ce jeune homme dont je t’ai parlé... Il doit
venir aujourd’huj.
ll se frotta les yeux et demanda:
Comment as-tu dit qu’il s'appelle ?
-Lindiey, Philippe Lindley, répondit sua=
vement sa fille,
Alors il lui tendit le journal étalé sur le
bureau,
- Tiens, regarde, dit-il,
Le portrait de Philippe souriait en pre-
mière page sous une manchette en capita=
les: ‘LE RETOUR DE L'ENFANT PRODIS
GUE'’,
Le journaliste y narrait de la façon la
plus pittoresque, comme un coup de tête,
le départ de la maison paternelle du jeune
Philippe Lindley, le fils du grand armateur
londonien, ajoutant que le retour était cer=
tainement dû à la présence à la Victoria
d’une charmante quelque peu cousine qui
exerçait sur le jeune homme un grand pou=
voir d'attraction,
La fiancée de Philippe sentit un frisson
glacé la parcourir... ‘‘Le fils du grand ar
mateur londonien!” Mais alors, ils ne
voudront jamais,
Elle lut l’article jusqu’au bout et, sur le
moment sa joie de l'attente n’en fut pas
atteinte, A son pêre qui l’interrogeait du
regard elle dit:
C'est lui. À peu de choses près, c’est
aussi ce qu’il m'a dit, Il est parti fâché
avec ses parents parce que Ceux-ci VOu=
laient le marier avec cette cousine, Mais
le journaliste est mal renseigné, ou bien
trouve-t-il, sans se soucier de la vérité,
qu’il est plus original d'expliquer ainsi son
retour, C’est le départ qui était dû à la
présence de cette cousine à la Victoria,
Cependant untourment commença à s’ins=
taller en son coeur,
- Quand il sera ici cet après-midi, ajou=
ta-t-elle comme pour s'affirmer que rien
n'était changé, {1 te l’expliquera lui-même,
comme il me l’a expliqué, à moi...
Mais l’aprés-midi, Philippe ne vint pas,
Ni le jour suivant, Ni les autres jours de
la semaine,
Monique écrivit à l’adresse qu’il lui a=
vait donnée, Aucune réponse ne parvint à
la jeune fille,
Le père finit par lui avouer ce qu’il sup=
posait sans trop le redouter,
-Les parents ont dû faire pression sur
lui, c'est certain, Is désirent sans doute
pour leur fils une jeune fille de leur mi=
lieu,
Il sembla à Monique qu’il y avait quelque
chose de réjoui dans l’intonation de la voix
paternelle, Sa souffrance de l’attente vaine
en était accrue,
-Je ne peux croire qu’il ne m'aime plus,
Tous les raisonnements du monde ne pou
vaient avoir raison de sa foi en Philippe,
-J1 faudra te faire une raison et accepter
le fait, si cela était, Tu es jeune, tu trouve.
ras un jeune homme de notre milieu, qui
t'aimera et te “endra heureuse,
t le monde sait la vanité de ces sor
L on iner -
s u'elles puissent ire, mais Je pérc
ir ne pa] ijt ne pa à } etire
un minimum de conviction, Vivant dans un
ferme
oupconnait
barricadé contre la Vie, il
pas l'orage qui grondait
Un jour, elle revint de la boîte aux let
tres, muette, navrée, comme toujours, Seu=
le, une lettre de sa marraine s’y trouvait,
qu'elle ouvrit sans hâte, Madame Richet
s’étonnait du silence de sa filleule qui a=
vait promis de tout lui écrire,
Après cette lecture, elle se sentit prise
d’une décision soudaine,
Je jui écrirai, des ce soir, car, cesoir,
et pas plus tard, je saurai...
Toute fierté ravalée, elle avait décidé de
suivre l'élan de son coeur: ‘‘Is croiront
que je vais le relancer à cause de sa situa=
tion, ils croiront ce qu’ils voudront, ce
qu’ils voudront! Tout m'est égal! Une
seule chose importe: je veux savoir, je ne
veux pas le perdre ainsi,’
Elle se renseigna À la gare des autobus,
monta dans un car en partance vers Grasse
et s’assit gravement à la première place
libre, Distraitement elle regardait le pay=
sage en pensant: ‘‘Au retour, je serai de
nouveau assise dans un car comme celui-ci,
sur un siêge comme celui-ci, mais com=
ment m'y tiendrai-je? Heureuse et fiêre
ou douloureuse et désespérée? En ce mo
ment j’ai encore dans mon coeur une peti=
te flamme d'espoir, sera-t-elle éteinte au
retour?!’
Des villas sur la drdite, des villas sur
la gauche, affichaient, leur joie fleurie, par-
faitement indifférentes au tourment d’une
petite fille qui cheminait maintenant, seu=
le, et à pied, cherchant un nom à toutes les
grilles,
— L'aurait-on mal renseignée ? Ou se se-
rait-elle trompée ?
-La Victoria? répondit du trottoir en
face, une vieille femme, à mine de sorciè-
re, que Monique avait interrogée timide
ment, vous ne pouvez vous tromper...
Une voiture, à vive allure, coupa la phra-
se. Monique sut qu’elle ne s’était pas trom=
pée. Irène était au volant ! A quoi bon main
tenant aller plus loin? L'idée lui vint, se
sentant défaillir, de se laisser tomber au
bord de la route, Mais la vieille criait:
- C'est la première villa à gauche,
Elle remercia et, par contenance, mar=
cha dans la direction indiquée, décidée à
ne pas poursuivre sa démarche, mais pous=
sée par une espêce de curiosité,
Elle suivit un long mur, interminable,
derrière lequel de hauts cyprès dissimu-
laient toute demeure,
Une immense grille, à la ferronnerie ar
tistique surmontée d’une couronne qu’elle
ne sut identifier, au-dessus de laquelle
s’inscrivait le nom de la demeure de Phi-
lippe, Un sphinx gardait l'entrée,
Elle se tenait immobile, pétrifiée... Etre
arrivée jusque-là et ne rien tenter !.. Le
bouton de la sonnette était À portée de la
main... Avoir sonné lui parut tout à coup
une suprême audace, Elle songea à fuir...
De la maisonnette en retrait, à laquelle
elle n'avait prêté aucune attention, sortit
un homme à grosses moustaches rondes,
IH traversa l'allée sablée, sans quitter la
jeune fille de son regard perçant, sous les
sourcils broussailleux,
La tête collée aux entrelacs en fer forgé,
sans ouvrir, il demanda:
_- Vous désirez, Mademoiselle ?
— Je désirerais voir M, Lindley,
-Si c'est pour une place, il faut vous a=
dresser aux bureaux, Et il lui donna une
adresse, »
I l'examina, depuis ses chaussures blan-
ches, sa robe frafche et bleue, jusqu’à ses
cheveux éclatants de soleil,
- C'est pour une place de dactylo que vous
venez? Allez voir le chef de bureau, il est
très gentil
sera formuler l’objet de sa dé
marche? Léja l'homme faisait mine de ja
juitter, Elle: sa £hance,
Pourtant un grand découragement l'avait
gagnée,
-Ce n'est. pas pour une place... Je vou=
liait pas perdre
Mme John
A la Conquist Nursing
Home, à l’âge de 77 ans,
après une longue maladie,
est décédée Mme John C,
Davis, née Priscilla Guil-
bault, épouse de feu le sé
nateur John Caswell Davis,
et anciennement du 152, av,
La Vérendrye, St-Boniface,
Elle était descendante en
ligne directe des premiers
pionniers du Manitoba, Sa
famille, originaire d’Al-
sace-Lorraine, s'installa
sur un homestead à l’embou=
chure des rivières Rouge et
Assiniboine en 1859, Mme
Davis résida à St-Boniface
toute sa vie,
En reconnaissance de ses
activités charitables au Ma=
nitoba, Mme Davis reçut la
médaille Bene Merenti du
Pape Jean XXII, Elle fut la
première présidente et
membre à vie des Dames
Auxiliaires de l'hôpital gé-
réral St-Boniface, membre
à vie honoraire de la Ligue
des Femmes Catholiques,
section St,John Fisher et
membre de l’amicale des
Académies Ste-Marie et St-
Joseph, Mme Davis fut re-
connue tant au niveau na-
tional que provincial pour
son immense travail au sein
du pérti libéral, Elle fut
nommée membre à vie hono=
raire de la Fédération des
Femmes Libérales Provin-
ciales du Manitoba et de
l'Association Libérale deSt=
Boniface, Elle fit aussi par-
tie du Conseil du Club Ca-
nadien des Femmes, fut pré
sidente de la Société des
Femmes Canadiennes Fran
çaises du Manitoba, membre
du Cercle Molière, de la
Société Historique de Saint-
Boniface, de l'Alliance
Française, du Rendez-Vous
Français, du Club des Da-
mes de l’Université, du Co
mité des Dames de l'Or-
chestre Symphonique, du
Club des Femmes des In-
génieurs Professionnels,
des Clubs d'hiver du Mani
toba et de Winnipeg,
La défunte laisse dans le
deuil son fils, Edward Ja
mes, de Burbank, Califor-
nie; trois filles, Mmes Char
les=Alfred Pratt (Yvonne),
de Calabasas, Californie,
MacKENZIE
Salon funéraire
de Prince-Albert
W.T, Beaton - H.J. Jordon
130, 9e rue Est.
Tél: 763-8488
lci on parle francais,
C. DAVIS
Tél: 233-4949
SALON
Jean-Marie Huot (Luctille),
de St-Boniface, et John J,
O'Neill (Patricia), de Van=
couver Ouest, C.-B,; deux
soeurs, Mmes Thomas J,
Kenniff (Georgina), de Mont-
réal, et John Grant Costello
(Marie-Louise), de Win
nipeg; un frère, Joseph
Guilbault, de Chicago, Ili-
nois; deux petits-enfants; 17
petits-fils et une arrière
petite-fille, Deux frères,
Victor et Auguste la précé-
dèrent dans la tombe,
Le service fut concélébré
en la Chapelle des Soeurs
Oblates, 601, rue Aulneau,
St-Boniface, le mardi soir
11 mai par Mgr Charles
Empson et les abbés Ray-
mond Roy et Maurice Ber-
nier, L’inhumation se fit
dans le lot familial du cime=
tière de la Basilique, La
Chapelle funéraire Philip
Coutu était en charge des
arrangements,
Les porteurs actifs furent
MM. Thomas Guilbault, de
Chicago, Terrence O’Neill,
de Vancouver Ouest, Harold
Davis, de Los Angeles, John
Michael Costello, de Winni=
peg, et Gérard et Claude
Huot, de St-Boniface, Les
porteurs honoraires, l’ho=
norable Juge Irving Keith,
l'honorable Juge Louis De-
niset, le. Sénateur Gildas
Molgat, MM. Joseph Guay,
député au fédéral, Laurent
Desjardins, MAL, Bernie
Wolfe, du Conseil du Métro,
Edward Turner, maire de
St-Boniface, Charles E,
Huot, Rupert Whitehead,
Emmett O’Neill, Théobald
Hébert, Frank Davis, Elphe-
ge Faucher, Wilfred Mager
et le Dr Alexander Kristof,
M. Oliva-R. LE BLANC'
A l'hôpital St-Vital le
mercredi 5 mai, est décédé
M. Oliva-R, LeBlanc, époux
de Edith LeBlanc, demeu-
rant au 227, rue Bertrand,
St-Boniface, Les funérailles
eurent lieu le 8 mai dans
la Chapelle des Soeurs Obla-
tes, au 601, rue Aulneau, et
l’inhumation se fit au cime-
tière Green Acres, La mai=
son funéraire Green Acres
était en charge des funérail=
les, Outre son épouse, le dé-
funt laisse dans le deuil trois
fils, Achille, de Conquest,
Sask., Christian, de Chur-
chill, et Roméo, de Saint-
Boniface, quatre filles, Mme
G, Phaneuf (Antoinette), de
St-Louis, Sask,, Mme A,
Brunel (Cécile), de St-Vital,
Mme R, Gelinas (Thérèse),
de Powerview, et Mme H,
Montsion (Germaine), de St-
Boniface; 35 petitsenfants,
ainsi que 20 arrière-petits=
enfants, Un fils, Laurent est
décédé en 1967,
-La fidélité est la seule
pierre de touche du véritas
ble amour, (Dom Marmion)
PIERRE BRUNET, prop.
Monuments
BRUNET
405, rue Bertrand, St-Boniface
Tél.: 233-7864
Î
MORTUAIRE |
posjardi
BAL L'AE LERC
nô
NN TER
|
|
|
|
|
| Téléphones :
M. Henri FOREST
A l'hôpital St-Joseph le
27 avril 1971, à l’âge de 76
ans, est décédé M, Henri
Forest, né à Coteau-du-Lac,
Québec, époux de Marie-
Anne Aussant, demeurant à
Gravelbourg, Sask., depuis
1914, Les funérailles eurent
lieu le vendredi 30 avril 1971
en la cathédrale Notre-Dame
de l’Assomption à Gravel-
bourg, et l’inhumation se fit
au cimetière local de Gra-
velbourg, La maison Claude
Piché était en charge des fu
nérailles,
Outre son épouse, le dé-
funt laisse dans le deuil trois
fils, Fernand, d’Edmonton,
Roger ot Réal, de Gravel-
bourg; trois filles, Fleur-
Ange (Mme Gérard Dorais),
de Los Angeles, Californie,
Cécile (Mme Léo Lirette),
d’Edmonton et Lucie (Mme
Marc Riou), de Montréal;
cinq frères, Lionel et Jo-
seph, de Montréal, Rémi et
Edmond, Coteau-du-Lac, et
Rolland, de Gravelbourg; une
soeur, Alida, de Montréal,
M, Forest était vétéran de
la première grande guerre,
membre de la Société d'A
griculture, de l’ACFC et du
Poste CFRG, Ilétait aussiun
Chevalier de Colomb et
membre de la Légion Roya=
le Canadienne,
Les porteurs honoraires
furent MM, Alf, Fauchon,
Gérard Soucy, Paul Moquin,
Gilbert Dupas, Paul Mar-
chand et Emile Levoc, Les
porteurs actifs, MM, Ernest
Aussant, Raymond Gosse-
lin, Claude Dorais, Paul,
Gérard et Louis Perrin,
Mme Arthémise
PAINCHAUD
A l'hôpital général Saint
Boniface, le 14 mai, à l’âge
de 39 ans, est décédée Mme
Arthémise Painchaud, née
Arthémise Allarie, épouse
de Gustave Painchaud de-
meurant à Fannystelle, Man,
Les funérailles eurent lieu
le 17 mai en l'église de Fan=
nystelle et l’inhumation se
fit au cimetière local, La
maison Desjardins était en
charge des funérailles,
Outre son époux, la défun=
té laisse dans le deuil ses
parents, M, et Mme Napo=
léon Allarie, de St-Eustache;
ses fils Constant, Rhéal et
Lionel, sa fille Joycelyne,
ses petits-enfants, Michelle
et Rachelle; un frère, Phil-
lip; ses soeurs, Alphée et
Lucie Allarie, Mmes À, Té=
trault (Claire), M, Girard
(Simone), D, Schade (Horten=
se) et L, Arnal (Valérie),
Chapelle
funéraire
Coutu
156, rue Marion
St-Boniface
lablissement 18 plus ancie |
de St Boniface |
|
. 8 / LA LIBERTE ET LE PATRIOTE, mercredi 19 mai 1971
Les districts bilingues
Je me demande vraiment
si les desseins de la Com-
mission sur le Bilinguisme
et le Biculturalisme sont
aussi impénétrables que
ceux de Dieu à en croire les
recommandations faites au
gouvernement fédéral de
créer 37 districts bilingues
au Canada. et d'y inclure
toute la province de Québec!
Passe encore pour le Nou-
veau-Brunswick, mais la
province de Québec devenue
district bilingue ? Je ne com-
prends plus !
L'une des plus grandes
et importantes provinces du
Canada ramenée au rang de
district. Ce n’est qu’une fa-
çon de parler, expression
d’un langage administratif,
mais tout de même on exa=
gère,
Déjà en Saskatchewan,
nous aurons éventuellement
sept districts bilingues, des
districts ruraux pour la plu=
part à l’exception de Prince
Albert urbain, Saskatoon et
Regina ne seront pas inclus
dans ces districts, ce qui
est une lacune que j'ai déjà
fait remarquer, Plusieurs
milliers de Francophones
habitent maintenant Regina
et Saskatoon, S’ils leur ar-
rivent de comparaître ou de
plaider en cour de justice,
ils ne pourront juger ou se
faire juger qu’en anglais,
tandis qu’un anglophone du
Québec habitant même un
coin des plus reculés de
cette province pourra lui,
juger ou se faire juger dans
sa langue maternelle !
Les recommandations au
sujet de la création des dis=
tricts bilingues se sont ins=
pirées des résultats du re-
censement de 1961, Dix ans
plus tard, ces résultats ont-
ils encore la même valeur?
Combien de ruraux ont émi=
gré depuis dans les grandes
villes en Saskatchewan par
exemple ? Ces recommanda-
tions viennent trop tard ou
Le Co
Walhieu
— Institution qui
Nom de l'étudiant(e).
Nom des parents ….
trop tôt, N’eût-il pas mieux
valu attendre les résultats
du prochain recensement de
juin 1971? Encore une fois,
pourquoi le Québec bilingue?
Si ce n’est pas une injustice,
c’est une maladresse ou un
affront,
par Marcel Moor
Denis BOUTIN
Alida
Marc BOUTIN
Alida
Léonard CARRIERE
Storthoaks
llège
— Offre une éducation bilingue à tous les jeunes qui en ont compris
l'importance.
— Le travail en équipe et les sports permettent de développer les
forces physiques, d'acquérir le sens social et la maitrise de soi.
— Les multiples activités culturelles les préparent à vivre dans un
Canada bilingue.
— Etudiants de 8e à 12e année admis.
— Résidences pour garçons et pour filles.
Pour renseignements, téléphonez 648-3105.
veut favoriser l'éducation chrétienne
chez les jeunes gens et chez les jeunes filles.
Ci-dessus les membres du Comité régional du voyage-échange de
Bellegarde (Voyage Myr. Gaire). De gauche à droite: M. Jean
Carrière, (Storthoaks) président; Mme Odette Cruywels (Alida),
secréfaire-trésorière; Mme Berthe Moreau (Bellegarde), conseillère;
M. Omer Carrière (Storthoaks), conseiller. Mme Ida Delmaire
{Wauchope), conseillère, ne paraît pas dans la photo.
VOYAGE-ECHANGE
Liliane MAILHOT
Alida
Georgette COLLEAUX
Wauchope
mn < ES
Gisèle CHICOINE
Storthoaks
Gilbert DESAUTELS
Alida
assurances - vie
ä
intégrale
té
set
Chronique de CFRG
HOMMAGE A CKSB
CFRG aura 19 ans le ler
juin prochain, tandis que son
grand frère CKSB de St-
Boniface en aura 25, Cetan-
niversaire sera célébré les
217, 28 et 29 mai,
Félicitations, hommages
sincères et fraternels à no=
tre frère afné et doyen des
postes de langue française
de l'Ouest, de la part de
CFRG la Voix Française du
sud de la Saskatchewan,
Le voyage-échange
de Bellegarde
Ce projet permettra à 20
jeunes francophones bilin-
gues de la région de Belle-
garde, en Saskatchewan,
d'effectuer du 5 au 16 juil
let un échange avec des jeu=
nes francophones du même
âge d’une région du Québec;
de resserrer les liens d’a=
mitié avec le Québec; de fai=
re connaître les richesses
naturelles et culturelles de
notre pays pour que grandis=
se chez nos jeunes une fier=
té nationale éclairée; de for=
mer des jeunes plus déter=
minés à enrichir notre pays
de la culture canadienne=
française; d'encourager nos
jeunes, entourés d’anglo=
phones, à rester foncière=
ment fidèles à leur langue
et à leur culture propres;
de faire vivre aux jeunes
une expérience d'équipe et
ce, hors de leur milieu an=
glophone habituel, dans la
fraternité, la joie, l’enthou-
siasme,
x
Ronald GERMAIN
Alida
GUS PAINCHAUD
- automobile - feu
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La série d'émissions
‘Gens de chez nous’ sera
diffusée le mois prochain sur
les ondes de CFRG, Les da=
tes ne sont pas encore éta-
blies, cela relève de la res-
ponsabilité de Radio-Cana-
da. CFRG a collaboré à cet-
te série d'émissions en choi-
sissant Willow Bunch et son
histoire racontée par un
pionnier M, Conrad Légaré,
neveu du fondateur Jean-
Louis Légaré,
Choix heureux, M, Conrad
Légaré âgé maintenant de
84 ans, nous a fait part de
ses souvenirs avec la verve
et la verdeur de langage des
vieux conteurs de chez nous,
Chevauchées fantastiques,
échecs et succès, voyages en
charettes l’hiver par 50 de-
grés sous zéro, l'affaire du
vétérinaire ivrogne, igno-
rant et anglais par surcroît!
Récit passionnant entrecou=
pé de moments d’émotion,
raconté à la manière des
gens de chez nous, à la bon-
ne franquette,
LE MEDECIN MALGRE
NOUS
‘Le Médecin malgré
nous’’ est revenu prendre
sa place parmi le personnel
de CFRG, Le Dr Marcus
Will-be, de son vrai nom
Marc Nogues, car médecin
il sera dans quelques années,
est étudiant en médecine à
l’Université Laval de Qué-
bec, Plus ou moins Gravel-
bourgeois de naissance, à
l'emploi, à temps partiel, de
CFRG depuis sept ans, Il
commença chez nous alors
qu’il étaitétudiant au Collège
Mathieu,
Durant l'été sa collabora=
tion nous sera précieuse,
comme par le passé d’ail-
leurs !
M.M,
Liliane LEMIEUX
Alida
$ 10,000.00 en prix !
Les personnes intéressées à vendre des billets sont priées
de s'adresser au secrétariat de l'A.C.F.C.
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5 p.c. du montant des prix pour les billets
gagnants vendus.
Chronique
par Yves Fortier
Sport -yves
> De GS
C’est le printemps
Parlons de Lafleur et des autres
Au moment où vous lirez ces lignes, la coupe Stanley au
ra été acquise par Montréal ou Chicago et les amateurs de
hockey tourneront leur regard vers la prochaine étape qui
suscitera le plus d’intérêt dans le monde du hockey, soit la
séance de repêchage des joueurs juniors qui aura lieu le
mois prochain, En effet, dans quelques semaines, plusieurs
jeunes joueurs qu’on a vu évoluer dans les rangs juniors
l’an dernier, endosseront l’uniforme de l’une des quatorze
équipes de la L,N,H, en octobre prochain,
Ouvrons ici une parenthèse pour expliquer que ce systè-
me de repêchage a été établi il y a quelques saisons pour
une raison majeure: permettre aux nouvelles équipes, par
conséquent les plus faibles, d'obtenir le premier choix pour
les joueurs juniors, Si ce système avait existé il y a dix ans,
nous n’aurions sans doute jamais vu les Rousseau, Back-
strom, Savard, Laperrière, Lemaire ou Cournoyer endos-
ser l’uniforme bleu-blanc-rouge,
A chaque séance de repêchage, le premier choix revient à
l’équipe qui a terminé au dernier rang des quatorze équipes;
cette année, ce privilège devrait normalement échoir aux
‘ Seals”’ de la Californie, mais ceux-ci ont cédé leur droit
aux Canadiens, à cause de transactions conclues dans le
passé, I n’y a aucun doute que les Guy Lafleur et Marcel
Dionne seront les deux premiers joueurs à faire le grand
saut, mais une fois ces deux joueurs acquis, on y perd son
latin à chercher,
L'éclaireur en chef des Red Wings de Detroit, Baz, Bas-
tien, prétend pour sa part que Chuck Arnessen, des Bom-
bers de Flin Flon, sera le troisième choix; de son côté,
Claude Ruel, qui occupe le même poste que Bastien avec
les Canadiens, ne tarit pas d’éloges à l’endroit de la forma-
tion présente de l’équipe de Flin Flon; selon Ruel, l’équipe
manitobaine possède des joueurs qui peuvent compter, frap-
per, tenant ainsi l’équipe adversaire en échec, ‘‘Dans mon
temps, de sire Ruel, un joueur qui aurait compté cinq ou
six buts dans une partie, mais qui s’en serait fait compter
quatre ou cinq alors qu’il était sur la glace, aurait quitté la
patinoire la tête passablement basse, Aujourd’hui, c'est le
contraire et c’est malheureux,” Ruel ajoute que les équipes
de la ligue nationale ont présentement les yeux sur des
joueurs d’avant qui ne sont pas des compteurs prolifiques,
mais qui sont efficaces à la défensive, Ruel résume sa pen-
sée en disant qu’un vrai professionnel estun joueur qui peut
se signaler autant à la défensive qu’à l'offensive,
Nous verrons dans quelques semaines quels sont ceux qui
sont de vrais ‘‘pros’’ pour les magnats du hockey profes
sionnel,
Dans un autre ordre d'idées, les Canadiens, une équipe f1-
naliste pour l’obtention de la coupe Stanley, auront droit
au premier choix du repêchage chez les juniors, ce qui veut
dire que Lafleur ou Dionne endossera l'uniforme de l’équipe
mais comment expliquer le geste des ‘‘Seals’’ de la Cali-
fornie ? Je crois que l’on peut donner une raison à ce geste:
les ‘‘Seals’”’, tout comme toute autre nouvelle équipe, ont
besoin de joueurs expérimentés qui pourront ainsi former
une équipe valable; les nouvelles équipes ont besoin de
joueurs connus, dont les noms suffiront à attirer plus de
spectateurs, donc, plus de dollars,
Bien sûr, il y a des exceptions, et là je pense à Gilbert
Perreault, déjà vedette à sa première année professionnel-
le, Que nous réserve la saison 1971-1972? De nouvelles
étoiles, ça ne fait aucun doute,
NOTULES SPORTIVES
- C'estsamedi dernier que souvient que la direction de
les porte-couleurs des Red J'équipe en avait décidé ain
Wings de Détroit se sonten- 51 1] y a quelques mois afin
volés vers la Floride, On se de rebâtir l'esprit d'équipe,
THE WESTERN PAINT CO. LTD.
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L'instructeur Ned Harkness
s’est dit assuré que ce repos
des joueurs aura uneffetsa-
lutaire sur l’équipe pour la
saison prochaine,
- Une compagnie améri-
Caine a mis sur le marché
un disque intitulé ‘‘The two
sides of Bobby Orr’’, et sur
lequel le défenseur des
Bruins de Boston y raconte
un peu sa vie et donne des
conseils aux jeunes joueurs
de hockey, Après la petite
crise” de Orr dans la sé-
rie contre les Canadiens, on
pourrait peut-être refaire ce
disque: ‘The three sides of
- En remportant le trophée
Calder, décerné à la meil-
leure recrue de l’année dans
la L,N,H,, Gilbert Perreault
est devenu le sixième cana=
dien-français à mériter cet
honneur; les autres furent
Edgar Laprade (1946), Ber-
nard Geoffrion (1952), Ca-
mille Henry (1954), Robert
Rousseau (1962) et Jacques
saperrière (1964),
- Les équipes profession
nelles de baseball voyagent
toujours en première classe
et les joueurs n'ont vrai-
ment rien à redire du ser
vice qui leur est offert sur
les lignes aériennes, Les
joueurs des Mets de New
York ont encore plus de rai
sons d’être satisfaits puis-
qu’ils connaissent mainte-
nant le menu avant de mon-
ter à bord, C'est ainsi que
lors d’une récente tournée,
{ls ont pu déguster du pou
let à la Kiev, une omelette
espagnole, du steak et du
homard, du filet mignon et
un poulet haïtien, C’est beau-
coup mieux que les sand-
wiches !
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LA LIBERTE ET LE PATRIOTE, mercredi 19 mai 1971 / 11
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présente sous forme d'ongu
suppositoires dénommés répurn-
tion H'', En vente À tous les
comptoirs pharmaceutiques, Satis-
faction où remboursement
”juin:recensement.
Du nouveau chez vous
Voici l'occasion de dire qui vous
êles el ce que vous faites.
Participer au recensement, c'est un
peu comme aller voter. C'est, si vous voulez,
exercer un droit et profiter d'un avantage.
Voici le moment de vous faire connaître au
Canada, vous et votre famille, de lui dire où
et comment vous vivez, Mais tout cela en
confidence, sous le sceau du secret, Les
renseignements recueillis, devenus statistiques,
seront utilisés par les nombreux
groupements qui participent à
l'organisation de notre avenir.
Les pouvoirs publics sauront
alors où et à quelles fins dépenser
notre argent: hôpitaux, écoles,
logements, centres communautaires,
parcs. C’est ainsi, par exemple,
que trouvant'dans tel quartier un
grand nombre d'enfants âgés de
moins de cinq ans, votre
commission scolaire saura qu'il
faudra peut-être construire une
nouvelle école. Ou encore que là
où il existe trop de logements
insalubres il faudra sans doute prévoir
leur démolition et le réaménagement
urbain. Bref, vous voyez ce que cela veut dire.
Vous vous recensez vous-même
D'ici quelques jours, vous
recevrez un questionnaire, Toute personne
habitant le Canada devra y répondre le
ter juin. Si une enveloppe déjà affranchie
accompagne le questionnaire du
recensement de la population, remplissez ce
dernier et postez-le. di n'y a pas
d'enveloppe, ne postez pas le questionnaire,
conservez-le . . . un représentant du
recensement passera le prendre chez vous.
C'est peut-être la première fois que
vous avez l'occasion de remplir vous-même
un questionnaire dg recensement, Jusqu'ici
nous envoyions des recenseurs de porte à
porte vous poser lés questions à domicile,
Mais nous avons trouvé, après plusieurs fi!
recensements d'essai, que les résultats sont
meilleurs quand on remplit soi-même le
questionnaire.
Si vous possédez une ferme, notre
représentant du recensement vous donnera,
en plus du questionnaire du recensement de
la population, un questionnaire du
recensement agricole. Les renseignements que
vous fournirez seront très utiles à
l'établissement des programmes
gouvernementaux nécessaires au
développement agricole, Un peu après le ler
juin, le représentant passera chez vous
prendre les deux questionnaires dûment
remplis. Il ne faut donc pas les poster.
vez du nombre:
Et si on ne répond pas au
questionnaire’
Toute personne habitant le Canada
doit répondre au questionnaire du
recensement, C'est la loi! Si vous ne le faites
pas, un représentant du recensement devra se
présenter chez vous et le remplir avec vous
D'où, pour vous et pour tout le monde, une
perte de temps £t d'argent
Sans ces renseignements sur
vous-même et votre famille, le recensement
ne sera pas complet.
Quelques minutes de votre temps pour
le recensement. Notre avenir à tous n'en sera
que meilleur!
Le recensement, c'est votre affaire.
Tout le monde a le droit et le devoir d'y
participer. Soyez assurés que les
renseignements que vous donnerez resteront
strictement confidentiels et ne seront utilisés
que pour améliorer le sort de tous les
anadiens.
ler juin: recensement. N'oubliez pas
cette date! Dites-nous s'il y a du
nouveau chez vous!
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12 / LA LIBERTE ET LE PATRIOTE, mercredi 19 mai 1971
AUKOPA(
PROTECTING MANITOBANS ON THE MOVE
COMBIEN ET COMMENT ?
Votre dollar d’assurance-automobile prendra toute sa si-
gnification à compter du ler novembre 1971, date où entre-
ra en vigueur l’assurance ‘‘Autopac?’,
Deux grandes catégories d’assurance de base seront alors
offertes: ‘’ Promenade et affaires’’ et ‘‘ Promenade seule-
ment’’, Les tarifs applicables à chacune de ces deux caté-
tories seront indiqués sur votre proposition d’assurance-
automobile et vous aurez à déterminer le taux de votre pri-
me d’assurance en fonction de la catégorie dans laquelle
tombe votre véhicule automobile, Les voitures particulières
qui sont la propriété d'agriculteurs dont le seul revenu pro=
vient d’une exploitation agricole, donneront droit à une re-
mise,
TARIFICATION - en fonction des dis-
parités régionales
Région |
Les villes de Winnipeg, East Kildonan, St-Boniface, St-
James-Assiniboia, St-Vital, Transcona, West Kildonan,
La ville de Tuxedo,
Les municipalités de Charleswood, East St-Paul, Fort
Garry, North Kildonan, Old Kildonan, West St-Paul,
Région II
Les villes de Brandon et de Portage-la- Prairie ainsi que
le territoire du Manitoba situé au Sud du 53e parallèle,
sauf la région I,
Région III
Tout le territoire du Manitoba s'étendant au Nord du 53e
parallèle,
par catégorie de véhicules automobiles
Dans l’assurance Autopac, les ‘‘voitures de tourisme’’ sont
classées en neuf catégories: de 1 à 8 plus une catégorie
spéciale portant le numéro de code ‘0’’, Toutes les voitures
de tourisme fabriquées en 1959 ou antérieurement tombent
dans cette dernière catégorie, Elle a été créée car la plu=
CLASSIFICATION
Marque ot Mogate [CLASSIFICATION |
D
ACADIAN
Acadian, Canso — 6 cyl.,
Invader — 4 and 6 cyl
Acadian, Canso, and
Invader — 8 cyl.
Canso Sport Deluxe — 8 cyl.
AMERICAN MOTORS CARS
Ambassador, 880, 990
Ambassador, DPL, SST,
and Brougham
American, American 220,
330, 440, and Classic 550
AM.X. and Rebel Machine
Classic, Classic 660, 770
part de ces véhicules ont une valeur inférieure à $200, Le
contrat de base d’Autopac offre les mêmes garanties pour
ces véhicules que pour les autres voitures de tourisme,
mais la portion de la prime qui correspond à l’assurance
tous-risques est réduite à une somme minimale,
EXEMPLE DE CALCUL DE LA PRIME
Voici un exemple typique de prime ‘‘ Autopac’’, Supposons
le cas d’un homme marié, domicilié à Winnipeg, père de
deux enfants âgés de moins de 25 ans, Il est le propriétaire
d'une chevrolet Impala V-8 modèle 1970 et il l'utilise pour
la promenade et pour se rendre à son travail,
Montant de la prime
Conducteur (homme) de plus de 25 ans $7.00
Conducteur (femme) de plus de 25 ans $3,00
Conducteur (homme) de moins de 25 ans $22,00
Conducteur (femme) de moins de 25 ans $7,00
Prime sur le véhicule $97,00
Total de la prime annuelle $136,00
Cet exemple donne la prime de base de l’assurance obliga-
toire ‘‘Autopac”’, Le tarif des assurances complémentaires
‘‘Autopac'’ sera publié au mois de juin,
ÉTENDUE DE L'ASSURANCE ‘’AUTOPAC"
Les garanties de l'assurance ‘‘Autopac’’ sur les voitures
de tourisme sont les suivantes :
1, Responsabilité civile, y compris l'assurance des passa
gers : $50,000,
2, Franchise de $200 en tous-risques, y compris collision,
TORTS NON RETENUS,
3. Garantie en cas de décès d’une somme allant jusqu’à
$10,000, TORTS NON RETENUS,
4, Garantie d’une somme allant jusqu’à $6,000 pour la perte
d’un membre, la défiguration ou une autre infirmité, TORTS
NON RETENUS,
5, Frais médicaux jusqu'à concurrence de $2,000, TORTS
NON RETENUS,
CLASSIFICATION
En [060 | 67 | 66 85 64.60
Marque et Modèle
CADILLAC
Calais and Park Avenue
60 Special, 62, DeVille
Eldorado Sedan, H,T., and
Marque et Modèle
6, Perte du revenu, jusqu’à $50,00 par semaine commençant
une semaine après la constatation de l’invalidité totale et
se poursuivant pendant toute la durée de celle-ci,
ASSURANCE - AUTOMOBILISTE - PRIME
Une portion minime de la prime ‘‘ Autopac’’ sera demandée
de chaque conducteur lors du renouvellement de son permis
de conduire, La plus grande partie de la prime sera malgré
tout rattachée au véhicule automobile proprement dit,
Le fait qu’une portion de la prime d'assurance soit incorpo-
rée au coût du permis de conduire présente les avantages
suivants :
1) L'assurance ‘‘Autopac'’ produit ses effets (Invalidité,
décès, frais médicaux) dans toute l'étendue del’Amérique
du Nord à condition toutefois que le conducteur du véhicu=
le détienne un permis de conduire en règle de la province
du Manitoba, En outre, tout passager domicilié au Mani-
toba est également compris dans la garantie,
2) Elle représente le moyen le plus simple et le plus équi=
table d'établir la prime supplémentaire s'appliquant aux
conducteurs ayant perdu plus de 5 points pour infractions,
3) Comme cette prime minime ne sera payée qu'une fois
par an, indépendamment du nombre de voitures detouris-
me qu’une personne possède, elle représente en fait une
remise pour la famille qui a plusieurs voitures,
PRIME DE BASE DE L'ASSURANCE
“AUTOPAC" PAR CATÉGORIE DE
VOITURES TOURISME
1, Pour les décapotables et les ‘‘station-wagons’’ : ajoutez
10 pour cent au taux de la catégorie appropriée,
2, Tous les véhicules automobiles datant de 1959 (ou ulté-
rieurs à cette date) : Catégorie ‘‘0?’,
3, Véhicules automobiles non désignés : adressez-vous di-
rectement au Bureau de renseignements d’Autopac,
4, Pour calculer la prime ‘‘Autopac’’ de votre véhicule au
tomobile, déterminez en premier lieu la catégorie dans la=
quelle il tombe, puis établissez la prime correspondante à
l’aide de l’un ou de l’autre tarif suivant l’usage que vous en
faites,
CLASSIFICATION
Er 0 [en 68 | 6 | 60 5 | 4.0)
Charger — 8 cyl
Charger 500, Special
Edition, R/T, Daytona,
Super Bee
Coupe Coronet
Eldorado Brougham, 75, and
all other models
Fleetwood Brougham
CHEVROLET
Belair — 6 cyl., and Biscayne
Belair — 8 cyl.
Camaro — 6 cyl,
Camaro — 8 cyl.
Chevelle Malibu
Coronet 440, 500, Custom
and Brougham
Coronet R/T and Super Bee
Dart, 170,270, 330, 440,
Custom, Swinger — 6 cyl.
Dart, 270, Custom, Swinger,
Swinger 340 — 8 cyl.,
Dart GT.
Dart Demon
Monaco, Monaco 500,
Brougham
RE Een
D
RP AS
Rolara, 440, 500, and 880
Polara Custom
ENVOY
Epic
All other standard models
Chevwy 11
Chevy 11 Nova — 6 cyl.
Chevy 11 Nova — 8çyl.
Chew 11 Nova 85.
Corvair, Corvair 500
Corvair Corsa and Monza
Corvette and Stingray FIAT ;
| Impals 600, 750, and Multiple x
| onte Carlo, Monte Carlo S.S, 850, 1100, 1200, 124 Sedan s
Vega
CHRYSLER
Imperial
Newport, Saratoga, Windsor
and 300
New Yorker
Chrysler Special 300 Series
DATSUN
410,411, LB 10, 1000,
1200 Sedans, and PL510,
1600 2-dr. Sedan
PL 510, 1600 4-dr, Sedan
SPL 310 and 311 Sports 1600
Cedric 2000 Sedan, SRL 311,
Sports 2000
240-Z Sport G.T.
Matador, Matador SST
Rambier, Rambier 440
20 nwmsoounmmoumn
nec uw a > © On EN En En
ww
A1800 and Mark 11
1300 America
an #9 O1 NN) QD —
VON N
LeSabre, Centurion, Invicta,
Special (40), Wildcat
Skylark Custom, all
Skylark GS. models
Skylark — 6 cyl, and
Special — 6 cyl.
Skylark 360 — 8 cy1., and
Special — 8 cyl.
Loose
ocooaumwmam
PEN M LE À DE à MA à hd CE à à ot LCERAE EL ETES COPSIOPTUNNT TT
LA LIBERTE ET LE PATRIOTE, mercredi 19 mai 1971 / 13
Suite de la page précédente
CLASSIFICATION
Marque et Modèle Marque et Modèle Mbbaus où lsdèle CLASSIFICATION
Thunderbird Parisienne — 8 cyl,, and
Torino, Torino Falcon — MG.
Torino Cobra and C.J,
FORD (English)
Anglia, 1200 Super, Prefect,
Consul 315, Cortina
Consul Capri, Cortina GT.
Zephyr, Zodiac
Lotus Cortina
JAGUAR
All XK and E models,
4,2 and 2+2 Coupes,
420, 420 G and XJ
Sedans
All other standard models
Primes de base de l'assurance ‘‘Autopac’’ pour les voitures
de tourisme de la catégorie ‘Promenade et affaires’’
Les remises accordées sur les véhicules automobiles qui
sont la propriété d'agriculteurs résidant sur leur terre et
dont le seul revenu provient d’une exploitation agricole se=,
ront les suivantes :
REGION 1 - déduire 45 pour cent du taux correspondant de la
catégorie ‘Promenade et affaires’?
REGION 2 - déduire 30 pour cent du taux correspondant de
la catégorie ‘‘ Promenade et affaires’?
REGION 3 - déduire 40 pour cent du taux correspondant de
la catégorie ‘Promenade et affaires’’,
M.GA.,M.G.B., Magnette
M.G.B.-GT..MGC.
Midget, Mark 111
MONARCH
Lucerne, Richelieu, Sceptre
MORAIS
850, 1000, 1100, Mini Minor,
Mini Cooper, Super,
Oxtord
Cooper 'S'
OLDSMOBILE
Cutlass, Cutlass ‘5', and
Cutlass 'S' Holiday
Sport Coupe
Cutlass Supreme Holiday
Coupe and Sedan
F.85 — G cyl.
F85 - 8 cyl
4:42 and W:30 Machine
88 Series and Jetstar
98 Series and Startire
Toronado
Brougham
Strato Chief
8 cy!
8S and 16GL
16 TA and 16 TS
Caravelle and 8 Gordini
All other Standard Models
ROVER
2000 and 2000 TC Sports
3500 5 V8
Land Rover
All other Standard Models
SIMCA
1100, 1118 and 1824
Plein Ciel 11.7. and Oceane
Simca 5, 1000 Sedan
Simca 5, 1000 Coupe (Bertone)
All other Standard Models
STANDARD (TRIUMPH)
Ensign, Vanguard, Herald,
Primes de base de l’assurance ‘‘Autopac’” pour les voitures
de tourisme de la catégorie ‘Promenade seulement’,
1. Le véhicule automobile ne sera employé que pour la pro=
menade seulement et une déclaration écrite du propriétaire
devra être fournie,
2, Le propriétaire et tous les conducteurs devront avoir plus
de 25 ans,
CLASSIFI- |
SATION
DATE D'ENTRÉE EN VIGUEUR DE
L'ASSURANCE “AUTOPAC"
Les plaques d'immatriculation et l’immatriculation propre
ment dite des véhicules automobiles immatriculés au Mani
toba sont valides actuellement entre le ler mars et le 28
tévrier de l’année ‘suivante, Dans le même ordre d'idée,
l'assurance ‘'Autopac'’ qui doit entrer en vigueur le ler
PEUGEOT and 1200
204 and 304 Sedans Triumph Spitfire
Triumph Sports 6 Sedan
1 (Vitesse)
F | ñ t Triumph GT. 6 Sports and
î DR I QU 404 Fuel Inj, Sedan TR 250
] M 404 Coupe Triumph TR 4, TRI
} Comet Cyclone C.J., GT. 504 Sedan 1300 Sedan
1 and Spoiler (
4 PLYMOUTH 2000 Sedan and TR 6
À Belvedere 3 STUDEBAKER
Belvedere GTX 5 Avanti
Î Fury and Fury | 3 Champion, Lark and
F | 4 Suotsman
1 pds is 4 api ok Daytona and
Road Run 5 ruiser
Satellite Six | 3 Gran Turismo and Al Hawks
x: Satellite Sebring Six, and President and Wagonure
br Aa Satellite Custom, SUNBEAM — TALBOT
oi Brougham, and Sebring — pine
dti +4 ve 8 cyl., Sport Satellite pen j" T “a
) Satellite Sebring Plus row, mp. and Rapier
op te Latin dés Satellite GTX, Deluxe Sedan and 1725
Tiaer 8 Sports
Mont: 1 n Savoy
ontego Cyclone GuJ:, GT: Sport Log G.T.,5:23 and TOYOTA
| VIP 700, conne ne
| Vali 100, 6 cvl. Corona and Mark |
| Monterey Custom and S.55 Vallet 10. + 2 HR Ce ee
| METEOR Valiant Barracuda, Gran and Cruiser
| Custom, Frontenac, Meteor Coupe — 6 cyl. ASE Models
LeMoyne, Montcalm, Valiant Barracuda Custom 1 and Deluxe 113
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ÿ pour une durée de quatre mois, soit du ler novembre 1971
au 29 février 1972, Elle sera ensuite établie pour une année
entière, de la même manière que les plaques d’immatricu-
lation,
(N.B.— Les tarifs et les tableaux sont sujets à modifications)
Les personnes domiciliées au Manitoba, mais résidant en
dehors du Grand Winnipeg sont priées de s'adresser au Bu-
reau de renseignements d’Autopac, 1071, avenue Portage,
Winnipeg 10, Celles qui résident dans les limites du Grand
Winnipeg peuvent écrire à l'adresse ci-dessus ou téléphoner
à:
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—
LA LIBERTE ET LE PATRIOTE, mercredi 19 mai 71! 137
PRN
MAY 2 1 1971
ie MA; TOP A
“Vous entendez ce soir, pour la première fois à travers les airs manitobains
une voix française vous dire: ‘’ Ici Radio-Saint-Boniface”. Les paroles sont
incapables d'exprimer l'émotion, la joie et la satisfaction que nous ressen-
tons à l'occasion de cette ouverture officielle du premier poste radiophoni-
que français des provinces de l'Ouest. Ce rêve que nous avons entretenu de-
puis déjà quelques années se réalise ce soir d'une façon concrète, C'est le
couronnement de longs et pénibles efforts’.
(Message du président de CKSB, le Dr Henri GUYOT, le 27 mai 1946).
.
18 / LA LIBERTE ET LE PATRIOTE, mercredi 19 mai 1971
Historique d’un mouvement
On peut dire que dès la naissance de Radio-Etat des Ca-
nadiens français de l'Ouest se sont préoccupés du sort que
l’on ferait à la langue française sur le réseau national,
Nos associations réclamèrent immédiatement la part des
programmes qu’on nous avait plus ou moins promise et
essayèrent de faire comprendre pourquoi il serait avanta-
geux à tous de pouvoir puiser à une double source: une
double culture et une double civilisation, nos efforts ne fu-
rent pas couronnés de succès et la part faite au français fut
négligeable, Entre-temps il se forma un mouvement sous
l'égide de M, l’abbé Baudoux, plus tard Monseigneur Bau-
doux, et quand Radio-Canada construisit son poste à Wa
trous on servit à la population qui pouvait les capter quel-
ques programmes français quotidiens,
Au cours d'échange de lettres etau seindes multiples dé-
marches à cet effet, on nous suggéra d’opérer nos propres
postes privés, Le projet semblait alors quelque peu fantai-
siste pour ne pas dire fantastique, Tout de même nous y re-
venions de plus en plus à l’occasiondes quelques rencontres
qu’il nous arrivait de faire entre compatriotes des groupes
français des trois province s des Prairies, Durant l'été de
1941 — en août pour être exact-des représentants des grou-
pements français des trois provinces se rencontrèrent ex-
pressément à Prud’homme, chez Monseigneur Baudoux, et
se rangèrent au projet de construire des postes privés, Le
plus optimiste de tous était le docteur Beauchemin, prési-
dent de la société nationale albertaine, Le docteur affirmait
que nous pourrions prélever les fonds nécessaires, tant chez
les nôtres de l'Ouest que chez nos compatriotes de Québec
et des autres provinces, On peut dire que quand les délégués
se séparèrent après deux joursde délibérations, Radio-
Ouest-Française et Radio-Saint-Boniface et les postes qui
suivront étaient nés, car le tout est le découlement logique
de la réunion du 9 et 10 août 1941,
Durant les mois qui suivirent, nous continuâmes, chacun
de notre côté, à étudier le projet et à supputer ses chances
de réalisation, On intéressa plus particulièrement le Comité
Permanent de la Survivance Française à Québec, A l’autom=
ne de 1943 eut lieu le congrès de l’Association d'Education
de l’Alberta à Edmonton et comme l’abbé Paul-Emile Gos=
selin, secrétaire du Comité Permanent, était présent, nous
nous rencontrâmes avec lui pour causer de radiofrançaise,
Un peu plus tard, en décembre 1943, nous nous retrouvions
de nouveau à Regina, Nos comités provinciaux étaient déjà
formés à ce moment et le mouvement allait de l’avant, En
Du rêve à la réalité
Si la construction de Radio-Saint-Boniface
est le fruit des efforts concentrés de tous les
Canadiens français du Canada - nous disons du
Canada, parce que les autres provinces, en par-
ticulier le Québec, y ont pris une part impor-
tante - il est cependant quelques personnages
quis'y sont intéressés d'une façon plus directe,
en raison de leur prestigeet de leurs fonctions.
Ce n'est un secret pour personne chez nous:
que l'un des hommes qui a le plus contribué
au ‘triomphe, dont nous nous réjouissons à
bon : droit actuellement, est Mgr Maurice
Baudoux, curé de Prud'homme, Sask. On
sait la lutte méthodique, constante, tenace et
habile qu'il a menée pour obtenir plus de fran-
çais des postes d'Etat. Notre journal a publié
une bonne cinquantaine de communiqués que
Mgr Baudoux a lui-même rédigés dans le but
de tenir nos gens en éveil. Quand cet homme
pratique réalisa qu'il serait impossible d'oste-
nir de Radio-Canada une place convenable
pour le français, dans les postes de l'Ouest, il
conçut le projet hardi de demander à la popu-
lation française d'ériger elle-même ses propres
postes. Radio-Saint-Boniface est un témoigna-
ge de son courage et de sa clairvoyance.
Evidemment si cet article voulait être com-
plet , il devrait parler de la part active que M. le
Dr Beauchemin, de Calgary, les RR. PP. À.
Breton et J. Valois, O.M.I., ont prise dans
l'élaboration du projet, mais passons, de peur
d'en oublier. LL
(Editorial de La Liberté et le Patriote du 21 mai 1916)
toba, le premier ministre Stuart Garson du Manitoba, et le Dr Henri Guyot, premier président de Radio-
Saint-Boniface Limitée.
Photo prise lors de l'historique rencontre des 14 et 1£ août 1941.
On reconnaît de gauche à droite: le père P.-E. Breton, O.M.I., l'abbé
Antoine d'Eschembault, M. Sauveur Marcoux, Mgr Bourdel (curé de
Prud'homme), l'abbé Donat McDougal, le Dr L.-O. Beauchemin, et
l'abbé Maurice Baudoux,
janvier 1944 eut lieu une réunion importante à Saint-Boni-
face, où, en présence de spécialistes de Radio-Canada, nous
étudiâmes de nouveau les phases diverses du projet, Au
cours des mêmes séances, nous organisèrent définitive
mentla société connue sous le nom de Radio-Ouest-Fran-
çaise. C'était cet organisme qui devait s’occuper d’obtenir
les permis requis pour les divers postes et qui devait faire
appel à nos compatriotes par le Comité de Survivance,
En mars 1944 une importante délégation composée de dé
légués des trois provinces, se rendait à Ottawa et deman-
dait aux gouverneurs de Radio-Canada d’octroyer quatre
permis pour postes privés qui seraient la propriété des Ca-
nadiens français localisés à Saint-Boniface, Prince-Albert,
Gravelbourg et Edmonton respectivement, Les gouverneurs
‘Winnipeg nous donne un exemple de bi-
linguisme réel’”’, voilà le titre d’un article
de A, Vernon Thomas paru dans le Satur=
day Night du 3 mai 1947,
L'article nous entretient des diverses or-
ganisations, institutions, activités et per-
sonnalités canadiennes-françaises de Win-
nipeg et de St-Boniface,
Nous en-tirons les lignes suivantes qui
ont directement trait à Radio-Saint-Boni-
face,
‘‘Un après -midi du mois de mai dernier
la voix du premier ministre manitobain,
Stuart Garson, se fit entendre de tout le
Manitoba, Il parlait en français,
C'était le soir d’inauguration officielle de
Radio-Saint-Boniface et le premier minis-
tre, en félicitant ce soir-là CKSB ne faisait
que joindre sa voix à celle du lieutenant.
gouverneur R,F, McWilliams et de plusieurs
Le personnel de
it % HU de L
du Comité permanent,
CKSB, une étape dans l'expansion du bilinguisme
. Raymond Denis, vice-président du Comité de la Survivance Fra
que de $30,000 à l'abbé Antoine d'Eschambault, C'était en 1946. De gauche à droite, l'abbé Joseph
Houyoux, de France; le Frère Antoine Bernard, de l'Université de Montréal; M, Paul-Eugène Gosselin,
chef du secrétariat du Comité permanent: l'abbé d'Eschambault; l'abbé Paul.Emile Gosselin, secrétaire
général du Comité permanent; M. Maurice Leble, membre du Comité; le Dr Roméo Blanchet, président
devaient recommander l’octroi d’une licence pour le poste de
Saint-Boniface, à titre d'essai, Cette nouvelle nous désap.
pointa quelque peu mais elle nous incita tout de même à mar-
cher de l’avant, Durant l'été de 1944 la souscription s’orga-
nisa à ttavers les trois provinces et la population française
répondit avec enthousiasme à l’appel qui était lancé. Un peu
plus tard la battue se faisait dans Québec et même jusqu’en
Nouvelle-Angleterre en passant par les provinces mariti-
mes. De plus, nos compatriotes de la Colombie voulurent
aussi faire leur part, et mentionnons également que la sous-
cription se continue encore dans l’Ontario, Quand tout sera
fini on verra que cette souscription aura presque atteint
la somme inespérée de $400,000,00 à travers tout le pays,
On constatera que c’est un très grand succès,
Dès l’été de 1945 nous commencions les travaux à Radio
Saint-Boniface, Nous dûmes les suspendre à cause des rè-
glements de guerre qui furent alors passés, mais nous les
reprîmes dès que les restrictions furent levées, en autom-
ne 1945. Ce retard nous incommoda beaucoup, vasans dire,
mais nous pûmes tout de même nous réorganiser et malgré
bien des difficultés et des tracas, les travaux ont avancé à
tel point que le poste transmetteur, situé surle chemin Daw-
son, est terminé et que le studio-l’ancienne chapelle des
Martyrs Canadiens- est à peu près complété, L’embauche-
ment du personnel est à peu près fait et désormais nous al-
lons naviguer,
Le lancement d’un nouveau navire est marqué d’une céré-
monie solennelle, Les ouvriers ont travaillé de longues heu-
res; les ingénieurs ont tout vérifié, corrigeant ici, modi-
fiant là, Enfin on est prêt, et le vaisseau descend majestu-
eusement vers la mer, Et on se demande ce qu’il en advien-
dra,
Quels seront les cieux sous lesquels il naviguera et les
océans qu’il affrontera? Un navire est tout un poème et tou-
te une épopée, Cette pensée nous vient à la veille de lancer
notre poste vers l’inconnu, Qu'en sera=t=i1? Quels jours con
naftra=t-11? Instant grave entre tous, surtout pour nous qui
en avons, en somme, pris la responsabilité, Nous nous met-
tons humblement sous la protection de Dieu, lui demandant
de nous continuer ses faveurs afin que notre poste fasse tout
le bien qu’en attendent tous ceux qui nous ont soutenus de
leurs efforts et de leurs deniers,
Antoine d'ESCHAMBAULT, ptre
Extrait de CHANTE-CLAIR, mai 1946
autres éminentes personnalités canadien
nes-françaises,
C'était la première fois qu’un premier
ministre manitobain de langue anglaise pre-
nait officiellement la parole en français,
Son Honneur le maire George MacLean, de
St-Boniface, offrit ses félicitations enfran-
Çais aux citoyens de sa ville,
Le poste offre à ses auditeurs un pro-
gramme hebdomadaire intitulé: ‘‘Let’s
Learn French’’, programme destiné évi-
demment aux auditeurs de langue anglaise,
Plus de mille personnes de tout âge et
condition demandèrent des copies de ces le=
çons que la direction du poste donnait gra
tuitement, Officiellement, c'était la voix de
Monsieur Paul que les auditeurs enten-
daient, mais bien des gens savaient qu’en
fait ce monsieur Paul était bien le protes-
seur C, Meredith Jones, directeur du dépar-
tement de français à l’université,
U
nçaise en Amérique, remet un chè-
Le rôle de Mgr Baudoux
dans la fondation des postes
de langue francaise
',..0On ne s'étonnera pas
que ‘‘Chante-Clair?’, organe
de Radio-Saint-Boniface et
CKSB, veuille rendre un
hommage particulièrement
bien senti à Monseigneur
Baudoux, En effet la formule
heureuse que Radio-Ouest-
Française a finalement a
doptée et dont elle est à faire
un succès complet, même si
elle n’est pas totalement de
Monseigneur Baudoux, lui
doit énormément, Elle lui
doit d'avoir pu être réalisa=
ble à cause des conditions et
des circonstances dont il fut
lui-même responsable,
Le grand ennemi de tous
les succès, de toutes les
grandes etnobles causes, est
le manque de persévérance
ou la lassitude en présence
du peu de résultat de nosef-
forts. Le mérite de ceux qui
persévèrent dans leur des
sein sans jamais perdre de
vue le but ultime en est d’au-
tant plus grand! Monsei-
gneur Baudoux a été de ceux
qui ont su persévérer et es
pérer, C'est là son plus
grand titre de gloire et la
raison pour laquelle il a
droit à notre admiration et
à notre reconnaissance,
Il avait été mêlé à tous nos
mouvements nationaux, mê-
me avant l'apparition de la
radio, Mais dès les débuts
de Radio-Canada, et même
avant, il avait entrevu tout
ce qu’on pouvait tirer de ce
merveilleux. agent, tant au
point de vue moral qu’au
point de vue social et natio-
nal, Il y apercevait tout d’a-
bord un complément de nos
autres oeuvres, puis il y vit,
comme bien d’autres d’ail=
leurs, une valeur positive et
intrinsèque qu’on ne pouvait
négliger, fl voulut donc que
ses compatriotes de langue
française, aux intérêts des-
quels il se vouait de plus en
plus, pussent eux aussi jouir
des avantages qu’offrait ce
nouvel organisme national,
M. l'abbé Antoine d'Escham-
bault, auteur de cet article, de-
meurera, dans l'histoire du Ma-
nitoba, le grand artisan qui a
assuré la fondation de CKSB.
La situation parut bientôt
presque désespérée, Après
des débuts prometteurs, la
radio officielle crut devoir
adopter une formule facile
en vertu de laquelle le pays
fut divisé en deux zones: un
réseau français pour le Qué=
bec et un réseau de langue
anglaise pour le reste du
pays, On crut où on voulut
croire que c'était 1à lasolu=
tion au problème des deux
cultures qui s'affrontent en
terre canadienne depuis plus
de trois siècles, C'était, di=
sait-on, le seul moyen d’a=
voir la paix, Les événements
sont en train de prouver que
la formule était fausse ou
au moins incomplète, car
aucun événement n’a contri=
bué davantage à la bonneen=
tente et au respect. mutuel
que notre poste de CKSB à
Saint-Boniface, Mais c'était
sans doute un résultat qu’on
ne pouvait prévoir,
Les groupes minoritaires
de l'Ouest canadien, rompus
à la lutte, refusèrent d'ace
cepter cet état de choses qui,
non seulement les ignorait,
mais les privait encore d’un
élément de formation d’une
richesse incomparable, I y
eut des lettres, des protés=
tations et résolutions, De sa
petite paroisse de Pru-
d'homme, Monseigneur Bau=
doux dirigea le mouvement
secondé par le porteur d’un
des grands noms de France,
Monsieur de Margerie, en
parlant au nom de ses com=
patriotes de laSaskatchewan
comme au nom de ceux de
tout l'Ouest canadien, Son
grand mérite futalors d'em=
pêcher la question de mou=
rir, Il multiplia les démar-
ches, intéressa ses compa-
triotes de l'Est, fit de nom=
breux voyages, visita les
personnages influents, for
ma une ligue de radiophiles,
enfin resta sur la brèche
sans jamais fléchir, I finit
par obtenir des programmes
français au poste de
Watrous, et ce fut certaine
ment grâce à sa persévéran-
te énergie que cette recon-
naissance officielle de notre
existence fut obtenue,
Ces luttes et ces revendi-
cations avaient préparé l'’o=
pinion et nous fûmes gra
duellement conduits — peut
être à notre insu = à la déci-
sion importante qui fut prise,
à l'automne de 1941, à Pru-
d’homme même, Le résultat
des délibérations qui eurent
lieu alors entre les repré-
sentants des groupes fran
Çais des trois provinces des
prairies, fut la création de
ROF et ultérieurement la
mise au monde de CKSB àSt-
Boniface et de CHAF à Ed
monton,
Avant d'en arriver aux ré
sultats d'aujourd'hui il y eut
un long chemin à parcourir,
Au cours des premières
étapes Monseigneur Baudoux
fut, sinon le principal, au
moins un des agents impor=
tants du grand effort qu’il
fallut faire, Graduellement
les cadres se précisèrent,
Chacune des trois provinces
organisa sa propre percep=
tion, puis nous nous abouchâ=
mes avec nos amis du Qué-
bec pour lancer une sous=
ses côtés, on reconnaît
Campbell,
cription nationale, Entre
temps, Monseigneur Bau-
doux se multipliait, Il fut de
toutes les délibérations, de
toutes les réunions, soit au=
près des Gouverneurs de
Radio-Canada, soit auprès
du Comité de la Survivance,
ou encore, auprès des chefs
du monde religieux et civil,
Plus tard, il devait prendre
une part active à la percep=
tion dans la province de Qué-
bec, Partout et toujours on
le trouvait aux avant-postes,
jamais fatigué de la lutte,
toujours résolu d'arriver au
but malgré tous les obstas
cles,
Le succès de CKSB fut
pour lui, comme pour nous
tous, d’un grand réconfort,
mais le résultat heureux ne
le surprit pas, Il s'y atten-
LA LIBERTE ET LE PATRIOTE, mercredi 19 mai 1971
Mgr Maurice Baudoux, lors des têtes du 1Ue anniversaire, le 2
#
7 mai 1956.
le premier ministre manitobain d'alors, M. Doug_
dait et il en profita pour re-
venir à la charge, L'obten-
tion du permis pour Radio
Edmonton l’encouragea à re=
doubler ses efforts en vue
du même avantage au profit
de ses chers compatriotes
de la Saskatchewan, Ce fut à
ce stage que Rome l'a appe-
lé et nous ne doutons pas
qu’il voudra continuer à ses
compatriotes de la Saskat
chewan son bienveillant in
térêt,
Radio-Saint-Bontface est
particulièrement reconnais
sante à Monseigneur Bau-
doux pour toutes les raisons
que nous venons d'énumérer,
On pourrait dire que cette
reconnaissance est celle de
toute la population de langue
française de l'Ouest canae
dien, puisqu'il a constam-
ment travaillé à son avance.
ment social et spirituel, Bten-
loin de l’amoindrir, cette
longue et fidèle garde l’a
grandi etennobli, Rome vient
de reconnaître la grandéur
du rôle qu’il a joué ense fai=
sant le défenseur et protec=
teur des minorités, L'Eglise
a reconnu les services ren-
dus au pays par les hommes
de sang français en choisis-
sant un de ceux qui ont le
plus contribué à la survivan-
ce française dans l'Ouest_
canadien, Elle reconnaît en
core indirectement la no
blesse des luttes qui se pour
suivent encore dans cette
partie du pays et elle justi-
fie les plus grandes espé-
rances,
Antoine d'Eschambault, ptre,
LPABANREITERLENRE 7 A DAC NT 2 LATE ANA ET SL A LR RAR RM NOR RC NUL 2 Nr CE EP RNNERRS
La chronique des ego contra ou mieux,
les ego contra chroniques...
Pour rire, Pour vous faire
voir l’intérieur du poste,
Et tout le plaisir qu’on a à
servir la population français
se du Manitoba, Une tache
souvent plaisante, mais par
fois...
Au téléphone (avec un fort
accent de France)...
- Monsieur, on vient d'as-
sassiner la langue,
_,,, Ah oui?
- Vos bulletins de nouvel-
les sont infects, On vient
de conjuguer comparaître
avec être au lieu d’avoir,
Et ce n'est là qu'une erreur
grossière au nombre des 15
ou 20 que j'ai entendues en
cinq petites minutes,
- Votre nom s’il vous plait,
Monsieur ?
Ca n’a
d'importance,
- Doit-on penser la même
aucune sorte
chose de vos remarques
Monsieur ?
Toujours au téléphone
(sans autre accent que la
senteur de l’aicool),
— C'est ben l'heure du Ro
saire ?
Oui Monsieur,
-Vous,,, hic,,,. pouvez
pas jouer d’aut’chose ?
-L'Heure du Rosaire pas=
se en ondes tous les jours
À cette même heure mon=
sieur,
+ L'Heure du Rosaire,
l'Heure de l'Immaculée,
l'Heure du Sacré-Coeur,
c'est-y wUn'église c'laffai-
re-là ?
… Ben parle, maudit pars
leux, C'est tout c'que tu
sais faire, parler,
-Il faut adresser les
plaintes au gérant, Mon-
sieur, Si vous voulez me
laisser votre numéro de té
léphone ,,,
-Vous êtes yen qu'une
gang de mangeux d’peanuts,
de rongeux d’balluss (et j'en
omets), Tas d'parleux,
- Bonsoir Monsieur, mer-
ci d'avoir appelé, (Click),
(Pour
sait, notre interlocuteur est
peut-être encore au bout du
tout ce qu'on en:
fil),
Encore au téléphone (mais
en conversant avec nos
‘confrères’ canadiens, 15
minutes après le début de la
description d'une joute de
Hockey junior),
1 thought you were broad-
casting this game,
-We are, Sir, The game
started 15 minutes ago,
- You mean to say this noi
se We hear is a description
of Hockey? Why can’t you
have the decency to broad-
cast in English?
—The CBC doesn't allow
us to broadcast in English,
Sir,
— That's preposterous, 111
have you know we're in an
English speoking country,
There are different opi-
nions on that matter, Sir,
You might as well be
broadcasting in Indian,
You mean to say you’d
understand if we did ?
-Ya damn pea
Click...
soup,
A part ses critiques ver
beux, CKSB a aussi ses cri
tiques écriveux, On les ap-
pelle nos chiens de garde,
De bonnes gens, bien inten-
tionnées, qui font peut-être
(sans doute) des ulcères
d'estomac,,, Et des atta-
ques de bile, Ils sont de
deux catégories: Ceux qui
ont raison,,, et les autres,
Leurs discours sont tou
jours intéressants, même
s'ils sont parfois sarcasti=
ques ou bilieux, Is portent
le plus souvent sur la lan-
gue, Assez fréquemment sur
la valeur morale de Lili
Fayol, de Maurice Cheva-
lier, de Fernandel où enco-
re d’une demoiselle sur une
balançoire ou de Chevaliers
de la table ronde,
CEUX QUIONT RAISON
Extrait Lettre: ‘'Larous=
sé où non, mol je vous main=
tiens que quand vous dites:
5. (12 mots plus tard)...
…
Quand on a été élevé dans
les de Paris jusqu’à
l’âge de 22 ans, on n'a pas
besoin de consulter l’admi-
rable livre de Larousse,
LES AUTRES, ,,
Extrait conversation:
‘J'ai chez moi la présiden-
te des Enfants de Marie; la
présidente des Dames de
Ste-Anne; la présidente du
Tiers-Ordre; le président
de ja Ligue du Sacré-Coeur
et deux autres ames de bon-
ne volonté, Nous avons dres-
sé une liste de chansonnet.
tes répréhensibles qui
passent en ondes à CKSB:
Une Demoiselle sur une ba=
lançoire (parce qu'onlui voit
les jambes)... Chevaliers de
la Table Ronde (parce qu'il
a une femme sur ses ge
noux, le gros méchant)...
Juivent les noms de quelques
20 chansonnettes,,, toutes
des horreurs’,
U faut faire une différen-
Ciation entre les ‘gros mé-
chants'' et jes ‘'‘gentils’’,
Fayol, Chevalier, Fernan-
del, Trenet, Rossi et Sa-
blon sont les ‘’gentils'’ con
tre qui on n'a rien à dire,
Où est le sens des vraies
valeurs ?,,,
Pour avoir le droit de
participer à cette chronique,
Ü faut avoir fait au moins
22 ans d'étude dans les 1y=
cées de Paris, être au Ca
nada depuis au moins deux
semaines, et ne rien con-
naître de la situation fran
Galse au Manitoba ,., et
n'en vouloir rien savoir...
et avoir hâte de quitter ‘ces
quelques arpents de neige’!
pour rentrer au pays où l'on
sait vivre, parler, manger,
et par accident gouverner,
.
BIN NETTE
(Extrait de CHANTE-CLAIR
automne 1953)
Au 100 NONS, l’année tire déjà à sa fin, L'été approche,
et avec lui, les vacances, qui disperseront les membres ici
et là pour environ trois mois,
Le 100 NONS s’est chargé, comme il l’a toujours fait, de
répandre au Manitoba et ailleurs, chez les anglophones com
me chez les francophones, un des aspects les plus riches
de notre culture française : la chanson, Voilà bien le rôle
que nous nous assignons, Dans cette veine, l’année a été
fructueuse, De nouveaux interprêtes et compositeurs sont
montés sur la scène, deux nouveaux orchestres comprenant
une dizaine de musiciens se sont développés, une équipe
technique au complet fut mise sur pied, et enfin, toute une
série de tournées fut entreprise, jointe aux présentations à
la boîte elle-même, d'octobre à avril, Ainsi cette année, le
100 NONS a pu rendre visite à La Broquerie et Somerset en
novembre, participer au Rallye au cours du cabaret au Cen-
tre Saint-Louis, présenter un ‘spectacle à la collation des
finissants du Collège, et enfin, répandre la chanson françai-
se dans un milieu anglais, cette fois-ci dans la forme de
l'Ecole R,B, Russell, Le 100 NONS a eule plaisir de parti
ciper à une boîte à chansons à Ste-Anne, ainsi que de diver=
tir le secrétaire d'Etat Gérard Pelletier lors de sa visite à
St-Boniface, Le groupe a joué à un banquet en l'honneur des
employés les plus anciens de l'Hôpital de Saint-Boniface;
puis en décembre, il a présenté un spectacle à l’Institut Col-
‘légial Louis-Riel, à la salle comble, Le 8 janvier, le 100
NONS visitait Lorette, puis, le soir suivant, avait l'honneur
de jouer pour le lieutenant-gouverneur et ses invités en la
résidence même du représentant de la reine, La journée
d’après, le groupe partait vers le village de Saint-Pierre,
Le 7 février, le 100 NONS chantait au Gymnase Notre-Dame,
à une soirée organisée par les Scouts de Saint-Boniface,
Une tournée bien appréciée par les artistes et musiciens
qui y ont participé fut celle du 21 mars en un territoire tout
à fait nouveau, à Roseau au Minnesota, Enfin, une semaine
plus tard, le 100 NONS montait son grand gala ‘Quatre
Vues’’, de nouveau au Gymnase Notre-Dame, avec la parti-
cipation de dix musiciens et une douzaine d'artistes, Aucun
doute que le 100 NONS s’est fait entendre par toute la pro-
vince en ?70-/71,
Dans d’autres domaines, le 100 NONS a eu l’heureuse chan-
ce de participer à deux programmes de télévision diffusés
sur les ondes locales, ainsi qu’à un programme de l’émis-
A l’occasion du 25e anniversaire de CKSB, le.100 NONS,
en collaboration avec CKSB, présentera cinq spectacles à la
boîte, du 24 au 28 mai inclusivement, de 21 h à 22 h, Ces
spectacles seront radiodiffusés en direct sur les ondes do
CKSB, En somme, c’est une façon pour le 100 NONS de dire
MARDI
La
Troupe du
Cinquième
LUNDI
Mona Gauthier
Roger Rey
Lise Fréchette Jeannine
Soir
sous la direction de
animateur: LOUIS DUBE RONALD LAMOUREUX
MERCREDI
Martial Gaudreault
Marc Allard
animateur: LOUIS DUBE
“LA LIBERTE ET LE PATRIOTE, mercredi 19 mai 1971 / 21
sion ‘ Cent Mille Chansons’’, diffusé sur le réseau national
de Radio-Canada, La bofte a reçu chez elle, au cours de deux
discothèques, ‘‘Fiasco et Co.’’ et la ‘'Renaissance”’, Des
cours de diction et de musique furent organisés sous la di-
rection de Mile Jeannette Arcand et Mme Michelle Chénier,
Les membres ont pu aider à la réception au Spectacle Yvon
Deschamps, et à l'entretien d’un kiosque lors du Rallye de
la SFM, Et mentionnons le spectacle spécial à l’occasion du
Festival du Voyageur dont CBC-Radio-Canada a filmé cer-
tains segments en vue d’un documentaire commercial qui
sera présenté l'an prochain,
En effet, ce fut une année mouvementée, Jamais dans
l’histoire du 100 NONS avait-on entrepris un si grand nom-
bre de tournées, La liste de membres actifs s'élève à plus
de soixante-quinze, chiffre le plus élevé depuis la formation
de l'organisation, Le local sert chaque jour, soit aux répé-
titions, soit aux chefs d'orchestre qui y essaient leurs ar=
rangements musicaux, soit aux techniciens, soit à des spec=
tacles et à des discothèques, La formation des divers comi=
tés a permis aux jeunes de prendre en mains des responsa-
bilités, et de cette façon, de s'épanouir au point de vue cul
turel et personnel, Le 100 NONS désire continuer son tra=
vail en conservant les mêmes objectifs: former de jeunes
artistes, répandre la culture française par la chanson, réu=
nir la jeunesse dans un organisme propre à l’éduquer par
les responsabilités qu’elle lui offre,
Bien que les vacances approchent, le 100 NONS ne ferme
pas ses portes complètement, Il est possible qu’un ou deux
spectacles soient montés au cours des mois de juillet et
août, et que le samedi soir soit réservé à des soirées-dis-
cothèques où les jeunes pourraient se rencontrer, discuter
et danser, Et comme de raison, le travail de préparation
pour la saison 71-72 débutera immédiatement, Une réunion
plénière est prévue pour le milieu de juillet, au cours de
laquelle les membres de l’exécutif seront élus, et plus im-
portant encore où la structure interne du 100 NONS sera dé-
finie au complet, La réunion sera ouverte au public et toute
personne intéressée pourra y assister, D'autres renseigne-
ments seront communiqués dans un avenir prochain,
LE 100 NONS
‘‘Merci’’ à CKSB pour son travail de publicité et son assis-
tance dans le choix de musique et l'enregistrement sur bo-
bines, C’est un peu ironique, car, par ce nouveau geste,
CKSB ne fait que continuer à répandre la culture française
par la province, et porter aide une fois de plus au 100 NONS,
JEUDI VENDREDI
Michel Boucher
Louise Mousseau
Albert St-Mars
Récital en
Noir et Blanc
CLAUDETTE CARON
LORRAINE NORMANDEAU
MARC LAVOIE
p
ALICE BERUBE
violoncelle animateur: LOUIS DUBE
Fillion
Tom, Tweet & Hank
22 / LA LIBERTE ET LE PATRIOTE, mercredi 19 mai 1971
Quelques statistiques sur les
premières semaines de CKSB
ll serait peut-être inté-
ressant pour les lecteurs de
Chante-Clair de lire les
quelques statistiques sui-
vantes sur les programmes
qui ont êté émis à CKSB de-
puis le 27 mai dernier.
142 causeries de 15 mi-
nutes ont été prononcées
dans nos studios, Nous avons
interviewé 22 personnes,
soit durant l'émission ‘‘En
badinant avec nos voisins’’,
soit à l’occasion de la vi=
site de personnes de mar=
que, I est intéressant de
noter également que nous
avons émis 226 program-
mes religieux d’une durée
d'un quart d'heure et 41
émissions d’une demi-
heure,
On peut dire que le théa-
tre a été à l'honneur à
CKSB, même si nous n’a-
vons pas réussi à faire pas-
ser autant de pièces de théâ-
tre que nous aurions aimé le
faire, Vous serez peut-être
surpris d'apprendre que 43
pièces de théâtre radiopho=
niques ont êté réalisées dans
nos studios,
Dan$ le domaine d’éduca=
tion de nos enfants il est à
remarquer que nous avons
consacré 220 périodes d’un
quart d'heure et 67 d’une
demi-heure,
Considérons maintenant
les programmes musicaux,
Ici il est à remarquer qu’en
faisant le relevé de nos pro
grammes nous ne mention»
nons que les programmes
réalisés dans nos studios
par le personnel du poste et
non pas tous les program
mes par transcription, C’est
pourquoi il ne faut pas être
surpris du chiffre qui peut
ici vous paraître bas, Les
205 programmes musicaux
représentent de nombreuses
heures de répétition; si l’on
considère que le poste n’é-
met que 12 heures par jour
et si l’on considère la moy=
enne d'heures d'opération
depuis le début, la propor=
tion de ces programmes ré
alisés chez nous est très
favorable,
Nous avons passé en audi=
tion au-delà de 200 jeunes
filles, jeunes gens, hommes
et femmes qui se sont pré
sentés soit comme artistes,
soit pour le programme des
amateurs de CKSB,
Une dernière statistique
avant de terminer, Il est in-
téressant de noter que nous
avons passé 788 annonces=
éclair en faveur d'oeuvres
de bienfaisance et 759 de
ces mêmes annonces au pro=
fit du poste,
Résumons brièvement,
Les chiffres qui apparais-
sent ci-dessus peuvent pa=
raître très arides, mais si
l'on s'arrête quelques ins=
tants pour faire l’analyse de
toutes ces données, en te-
nant bien compte que le pos=
te est sur les ondes seule-
ment depuis le 27 mai, on
saura reconnaître qu’il y a
déjà eu beaucoup de travail
d'accompli,
(Chante-Clair, automne 1946)
Les concours ont toujours été populaires à CKSB.
Ci-dessus le chanteur Hugues Aufray présente les
billets aux gagnants d'un concours KLM,M. et
Mme Gérard Pronovault de St-Boniface.
Meilleurs souhaits et
félicitations
de la part de
Red River Consumer Co-operative
propriété des consommateurs
Magasins et Stations à St-Norbert,
East Kildonan, Winnipeg.
Cours à bois et départements de combustible
à Ste-Agathe, Stonewall, Teulon et Oakbank,
Bureau chef: 910, rue Wall, Winnipeg
BOITES
A CHANSON -
CAFE
PARISIEN -
SOIREE
HISTORIQUE -
RECEPTION -
BANQUET -
TOUR DE
CHANT -
EMISSIONS
SPECIALES -
Programme du
25e anniversaire
Hommage à CKSB
à l’occasion de son
25e anniversaire
À de St- Gonipac
qui vous invite a sa vente de
50e ANNIVERSAIRE
du 27 mai au 3 juin
Voici un des conseils d'administration de CKSB, celui de 1954-55. La photo
‘a été choisie au hasard par la rédaction de La Liberté et le Patriote. Elle fait
voir dans l'ordre habituel: première rangée: J.-A. Dansereau, l'abbé A. d'Es-
chambault, Célestin Champagne, président, Roland Couture, Joseph Van
Belleghem; deuxième rangée: Edmond St-Amant, l'abbé Lucien Senez, Dr
PE. LaFlèche, l'abbé D. McDougall; troisième rangée: Léo Landry, Albini
Gallant, Joseph Deroche, Dr Henri Guyot, le père Aurèle Lemoine, Me Al-
fred Monnin. Gérard Léveillé était absent lorsque la photo fut prise.
Le 100 Nons
du 24 au 29 mai, 21 h,
au Centre Culturel.
au poste CKSB
du 24 :u 30 mai, de
12h à 14h,
La Société Historique
de St-Boniface
25 mai, 20 h 30, au
Pavillon universitaire
du Collège de St-Boni-
face.
La Ville de St-Boniface
27 mai, 20 h 30.
27 mai, 19 h au Gym-
nase Holy Cross
Mgr Maurice Baudoux,
président d'honneur.
Gilles Vigneault
29 mai, 20 h 30, en
la Salle du Centenaire.
Toute la semaine -
$2,500 en prix.
Henri BERGERON, Emile SAVOIE, Léo
REMILLARD, Maxime DESAULNIERS,
Henri PINVIDIC, Jacques BERNARD et
d'autres anciens annonceurs de CKSB ani-
meront les programmes du café parisien.
200, boul, Provencher — Tél: 247-3795
Ouvert jusqu'à 9 h tous les soirs,
EN Ce
+ L L Li ;
Pendant un certain nombre d'années, CKSB se fit le promoteur d'un
marathon de marche à pied qui connut une certaine popularité. Ci-
dessus, le gagnant enfourche une magnifique motocyclette.
Félicitations à
de CKSB
de St-Boniface heureusement
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24 / LA LIBERTE ET LE PATRIOTE, mercredi 19 mai 1971
| ‘. «
Louis Leprohon, gérant de la première heure, soir de février 1946 à mai 1948. Valmore Gervais, nouvelliste à CKSB pendant près de 18 ans. || prit sa retrai-
te en décembre 1970,
SX
L'équipe de ‘’Rideau Bleu en répétition, De gauche Denis Belair et son ‘’Réveille-matin'’ vers 1952.
à droite: Yves Savignac, Léo Brodeur, Janou St-
Denis, Pauline Boutal, Gilles Guyot, Marie Berge- té GAP, sg ra none
ron, Jean St-Denis. RS PE AE
à ces trois moyens de dif
fusion culturelle, celui de
Mme Pauline Boutal,
‘Au tout début CKSB de=
mandait souvent la collabo=
ration des comédiens du
Cercle Molière pour mon=
ter des pièces à la radio,
La technique de la radioétait
toute nouvelle pour nous et
il fallait toujours faire at-
tention de ne pas remuer ses
feuilles ou marcher trop
fort, Parfois on oubliait que
le bruit s’amplifiait, Dans
une des pièces que présen
tait Jean Saint-Denys il y
avait des lapins qui man-
geaient de la salade, pour
les imiter Jean avait pris du
céleri, 1 s'était mis trop
près du micro pour le man=
ger et on aurait dit un mou=
lin à ciment! Mais l’expé-
rience acquise en jouant à
la radio était précieuse pour
les comédiens et ça leur don
nait un débouché, On pouvait
s'entendre après. Alors on
savait ce qui ne marchait
pas, Tout reposait sur la
voix, C'est la voix qui jouait,
Mme Aimée Simons, discothécaire de 1959 à 1966. PRIT ne comptait pour Henri Bergeron, premier annonceur de CKSB, le soir de l'inauguration officiel-
4 le, le lundi 27 mai 1946.
sq
Le White's Locomart
est le plus grand WHITE'S LOCOM ART Heures d'ouverture:
magasin du Winnipeg Lundi au vendredi:
Métropolitain pour NA : Le de 9h d tin à 9 h du soi
Viandes, Fruits et offre ses Félicitations et ses Meilleurs Voeux de Longue Vie vd pre h
Légumes toujours à * Ë Samedi:
frais. Nos prix sont A de 9 h du matin à 6 h du soir.
les plus bas,
WHITE'S LOCOMART sis à l'angle Provencher et DesMeurons, vis-à-vis le Club Belge, St-Boniface
LA LIBERTE ET LE PATRIOTE, mereredi 19 mai 1971 / 25
. Germain Massicotte,
nouvelliste.
1° as gt ca 15
;
De gauche à droite: André Martin, directeur des programmes; Mme Bertrande
Desrochers et Mile Madeleine Painchaud, du service de publicité et de traduc-
tion; Etienne Bohémier. aérant des ventes.
ui
ur matinal de ‘’Radio-py-
Fe
#
Yves Fortier, l'animate
jama”’.
Jean Hébert, nouvelliste.
nd Et
Yvonne Bonneteau, préposée à la réception, (à gau- x * 3 À à ;
che) et deux étudiantes de Louis-Riel en stage à Mme Marie Benoit, animatrice entre autres “Tout Roland Brodeur, ingénieur à CKSB depuis 1961.
CKSB, Suzanne Chartier et Gisèle Gosselin. et de rien” et de “Radio-sonde”.
Félicitations et remerciements au poste de radio display imdulises
CCE TEEN
CKSB DEPUIS 25 ANS
au service de la population manitobaine
—
A PRINTING SERVICE FOR EVERY NEED
MEILLEURS VOEUX DE SUCCÈS
Des cinq postes de radio
du Winnipeg métropolitain,
CKSB est sans aucun doute
celui qui a été le plus dure-
ment frappé par l’inonda-
tion, sans doute pas au point
de vue matériel, mais au
point de vue moral, Eneftet,
CKSB compte surtout comme
auditoire, la population de
langue française du Manito-
ba, 33% de cette population
a été affectée par cette inon-
dation, Parmiles plus riches
centres agricoles qui ont
êté complètement submer-
gés dans la vallée de la ri=
vière Rouge, les noms bien
x [
DS
»
Propre NC
français des localités indi-
quent clairement que c'est
au sein même de la popula=
tion desservie par CKSB que
les eaux boueuses de la ri-
vière Rouge ont fait leur ra-
vage. Voici la liste des ag-
glomérations etentre paren-
thèses les nombres des fa-
milles de langue française :
Letellier (104), St-Jean-
Baptiste (251), Morris (57),
Aubigny (93), Ste-Agathe
(110), St-Adolphe (94), La
Salle (75), St-Norbert (225),
St-Vital (548), St-Boniface
(2,016), Lorsqu'un tiers de
l'auditoire d’un poste de ra-
dio est atteint par un désas-
tre tel que l’inondation du
Manitoba en mai, 1950, l’é-
preuve est plus rude que si
le poste lui-même était ma-
tériellement atteint, C'est
ce qui est arrivé et c’est ce
que nous voulons vous rela-
ter dans ce rapport,
Le poste CKSB venait de
terminer sa quatrième sai-
son radiophonique à la fin
d'avril 1950 et se préparait
à entreprendre les program=
mes d'été, Depuis quelques
26 / LA LIBERTE ET LE PATRIOTE, mercredi 19 mai 1971
CKSB et l'inondation de 1950
semaines déjà on prévoyait
que la partie sud de la pro-
vince et plus particulière
ment la vallée de la rivière
Rouge allait être victime
d’une deuxième inondation en
trois ans. Nous nous étions
préparés pour donner un re
portage complet de cette si-
tuation dès le lundi de Pä-
ques, 10 avril, Nous pouvons
en effet, commencer lànotre
rapport sur les activités de
CKSB durant l’inondation au
Manitoba.
En effet, le 10 avril, le
service des Relations Exté-
rieures de CKSB se chosis-
sta Lo GE ion
LL
sait deux correspondants, un
à Letellier et l’autre à St-
Jean-Baptiste à quelques
milles au nord, qui nous
avaient tenu au courant de
la situation critique en 1948
et qui s’engageaient de nou-
veau à nous faire parvenir à
nos frais, un rapport quoti=
dien sur les dommages cau-
sés par la crue des eaux au
fur et à mesure que le niveau
de la rivière atteindrait ces
deux localités,
Dès le 18 avril, le direc-
teur du poste, monsieur Cou=
ture, se rendait jusqu’a St
Jean-Baptiste pour aller
étudier sur les lieux la si-
tuation et offrir à nos audi-
teurs de la municipalité
Montcalm, les services du
poste CKSB, Le lendemain
19 avril, nous nous choisis=
sions des correspondants à
Ste-Agathe et à St-Adolphe
afin que notre service d’in-
formation ait chaque jour
un rapport de première main
sur la situation tout le long
de la vallée de la rivière
Rouge. Le 23 avril nous
étions invités par l'officier
des Relations Extérieures du
corps royal d’Aviation Cana-
dienne à survoler cette ré-
gion au sud jusqu’à Emer-
son. À ce moment-là, l’inon-
dation était surtout de sur-
face et causée par la fonte
des neiges et les régions
de Rosenfeld, Gretna et Al-
tona étaient plus particuliè-
rement affectées, Cepen-
dant, la rivière Rouge était
déjà sortie de son lit à Emer-
son etinondait considérable-
ment cette petite ville surla
frontière internationale,
Le jeudi de la même se-
“Papi or ul due
maine, soit le 27 avril, le
directeur-adjoint, monsieur
Dussault et l’ingénieur en
chef, monsieur Thompson,
étaient invités par le capi-
taine Ferguson du Service
des Relations Extérieures de
l'Armée à se joindre à un
groupe de représentants de
la radio et de la presse et
à se rendre jusqu’à Emer-
son à bord d’un ‘‘Dukw?’,
camion-amphible, afin de
constater de plus près les
ravages qu'avait causés jus-
que-là l’inondation de la ri
vière Rouge, C'est à ce
moment-là que nous avons
constaté qu’il y avaitundan-
ger réel, non seulement pour
la vallée de la rivière Rouge
mais même pour les centres
urbains du Winnipeg métro
politain,
Subséquemment, des
membres du personnel sur
volèrent la région le 28 avril
et les ler et 3 mai. Après
chacune de ces visites des
reportages détaillés étaient
transmis à nos auditeurs et,
dès le lundi ler mai, nous a
vions commencé à CKSB un
programme quotidien au
cours duquel nous transmet-
tions à nos auditeurs un re=
portage sur l’inondation, des
messages officiels et per-
sonnels afin d’alerter ceux
qui ne s'étaient pas encore
rendu clairement compte du
danger qui les menaçait,
C'est le 4 mai, cependant,
que commence dans notre
journal la période de la cri
se, Au cours de l’après-
midi les autorités munici-
pales nous demandaient de
continuer nos émissions au
delà de notre horaire rêgu-
lier afin de tenir nos audi-
teurs en alerte, car à ce
moment-là, le niveau de la
rivière avait atteint 24,5
pieds au-dessus du niveau
normal, soit 6,5 pieds au-
dessus du niveau d’inonda-
tion, C'est à ce moment-là
que nous avons commencé
nos émissions à 24 heures
par jour. Le vendredi nous
dûmes nous organiser pour
avoir plus de personnel, car
déjà, les appels au poste se
faisaient de plus en plus
nombreux et, en plus des de
mandes de messages àtrans-
mettre, nos auditeurs s’a-
dressaient à CKSB pour ob-
tenir toutes sortes de ren-
seignements, Durant la nuit
du vendredi au samedi, soit
du 5 au 6, le poste CKSB
fut le premier à avertir la
population de la partie nord
de St-Boniface d’évacuer,car
la digue qui retenait la ri-
vière à cet endroit venait de
céder, Nous avons donc diri
gé ces gens en lieux sûrs et
grâce au concours d’un grou=
pe d’auditeurs qui était resté
à l'écoute, il nous fut possi-
ble en un rien de temps de
trouver des logis pour toutes
ces familles,
Le samedi, 6 mai, l'Armée
prit le contrôle des opéra-
tions d'urgence à Saint-Bo-
niface et c'est à ce moment-
là que nous avons commencé
à travailler très étroitement
avec elle, Ce même jour, la
ville de St-Boniface devenait
pratiquement isolée car les
approches du pont Proven-
cher du côté de Winnipeg
étaient submergés et les
deux ponts de la rivière Sei-
ne étaient devenus imprati-
cables, Le 7 mai, le centre
de commande de la lutte con
tre l’inondation nous deman=
dait de faire évacuer la po
pulation de St-Boniface qui
habitait les régions basses
et le lundi et mardi, 8et 9
mai, nous transmettions des
ordres identiques à la popu=
lation de St-Adolphe, de St-
Jean-Baptiste, d'Aubigny et
de Ste-Agathe, Le 13 mai,
la situation était devenue de
plus en plus critique, Le
pont de Norwood était fermé
Félicitations au Poste CKSB
à l’occasion de son
25e anniversaire
Banque de Montreal
La Première Banque Canadienne
172, rue Marion
J.C.A.G. MA
St-Boniface,
RTEL gérant,
et St-Boniface se trouvait
complètement isolé dela vil=
le de Winnipeg et des autres
centres de la banlieue, Seule,
la vole ferrée du Canadien
National qui avait organisé
un train pour faire la navet-
te entre les deux villes et le
poste CKSB servaient de
contact, et encore, il nous
était extrêmement difficile
de recevoir les communi=
qués du Centre de la lutte
contre l’inondation à cause
de l'état déplorable des com=
munications par téléphone,
Durant toute cette semai=
ne, du 7 au 13 mai, CKSB
fut une vraie fourmilière et
toute la population de langue
française affectée par ce
critique état de choses ve-
nait chercher des directi-
ves et venait demander de
transmettre des messages
aux parents et aux amis qui
avaient été perdus dans ce
va-et-vient, On s’inquiétait
du sort de ceux qui étaient
restés à l’arrière-garde et
dès que les représentants de
la Croix-Rouge avaient ins
tallé un groupe d'évacués
dans une localité, c'étaitune
autre avalanche de messa=
ges qu’il fallait transmettre
afin d'informer les parents
et les amis de leur nouvelle
adresse,
C'est ici, à CKSB, quel’on
s'adressait pour demander
des volontaires pour les dif-
férents travaux de protec=
tion pour la ville de St-Bo=
niface, Et si les digues qui
ont retenu la rivière et qui
l'ont empêchée de noyer la
ville ont tenu bon, CKSB y a
contribué pour une large
part, A notre appel le ma=
tériel et la main-d'oeuvre
sont venus, non seulement
de tous lés coins de la ville
mais de tous les coins de la
province. Nous pourrions ci=
ter plusieurs cas qui prou=
veraient l'efficacité du pre
mier poste de langue fran-
çaise dans l'Ouest au cours
de cette catastrophe, Qu'il
nous soit permis de donner
seulement deux exemples
concrets, Le mardi 9 mai, le
Centre de commande nous
demandait de transmettre
un appel pour des conduc=
teurs de ‘‘bulldozers’’, En
moins d’une demi-heure, et
après un seul message, nous
avions reçu plus de vingt
appels de la part de volon-
taires, spécialistes dans ce
genre de travail, et remar=
quez bien qu’à ce moment-
là, seuls ceux qui étaient à
St-Boniface pouvaient ré-
pondre à l'appel car nous
étions déjà isolés. Dans la
nuit du 11 mai, un officier
du Centre d'Evacuation de
la Croix-Rouge nous deman=
dait si nous pouvions l'ai
der à localiser un monsieur
Simon Couture qui demeu-
r'ait à 423, rue Jeanne d'Arc,
mais qui était évacué depuis
le dimanche, On cherchait à
établir contact avec ce mon=
sieur depuis 3 heures de
l'après-midi sans résultats,
A minuit et cinq, CKSB
transmis le message sur ses
ondes et à minuit et douze, le
monsieur en question était
assis dans nos bureaux et
nous informait qu'on était
venu le chercher sur les di
gues où il était en train de
travailler au moment de no=
tre appel. CKSB avait réussi
à accomplir en moins de 12
minutes ce que la Croix-
Rouge n'avait pas réussi à
faire dans plus de 9 heures,
Nous ne voulons-pas, cepen=
dant, que cet exemple serve
à dénigrer le travail de la
Croix-Rouge qui a été ma=
gnifique et magnanime du-
rant toute cette nériode cri
tique, mais nous voulons plu=
tôt prouver l'efficacité du
poste CKSB durant cette pé-
riode,
Nous avons continué ces
services spéciaux depuis le
4 mai jusqu'äu 15 juin, Nous
avons, cependant, cessé nos
Suite à la page 31
Joyeux Anniversaire!
Le Canadien National est heureux
de compter le poste CKSB parmi ses
amis des tout débuts. 11 souhaite à
la Direction de se garder toujours
jeune et à la pointe du progrès.
Puisse le poste continuer de servir
dans l'excellence que tous lui recon-
naissent, la population du Manitoba!
28 / LA LIBERTE ET LE PATRIOTE, mercredi 19 mai 1971
BOCKSTAEL CONSTRUCTION LINITED
ENTREPRENEURS GENERAUX
105 Avenue Tache.
Félicitations au poste,
au personnel et
aux auditeurs
de CKSB
C.P. 115, St-Boniface 6, Manitoba
Jean Chabanne
Au nom de
Renault du Canada
félicite chaleureusement
les membres du poste
CKSB
a l’occassion de leur
Téléphone: 233-7135
à notre sociétaire
CKSB
25ième anniversaire meilleurs voeux pour
son 25e anniversaire
| if LA CENTRALE DES
| Le président et la direction : CAISSES DE ST-BONIFA
: de LABATT'S
de Manitoba Limitée : | To. les hommes et les files de CKSB.from 2
| the guys and gals of CHR. x Œ
eu @ % Ra
félicite chaleureusement la !| 4 sc mi p
ni . sa
| direction de CKSB, dd re
| : ; taste
le premier poste français UN BON MOT for each year on this your dé
à D À
VINGT-CINQUIEME Anniversaire. 22 %"t2
de l'Ouest canadien. d
. CS SA
: Àl { 5
; . A
. + HEU AS
: : goN ANS RÉ
: QUAND VOUS : Ka PASSIONNNANT A RUN EEK. ,
: 7 L EE 4 ESS
: : À D UN
. pN O
ACCompes x
tu QUIL | À DE MIEUX, and. To
UNE“ LABATT BLEUE ”
30 / LA LIBERTE ET LE PATRIOTE, mercredi 19 mai 1971
L TRIPLE L CONSTRUCTION LTD.
Entrepreneurs Généraux
Meilleurs Voeux pour votre
25e anniversaire
Gérald Lavergne, président
Martial Lavergne, vice président Tél: 247-8967
Bernard Lavergne, secrétaire 1399, rue Dugald - St-Boniface 6, Man.
Be D <B> D D D D M -D— D D D D D D D D D D D BD D -D— D D
Félicitations et meilleurs
voeux de succès
\ Gilles Vigneault, le dynamique compositeur et chan-
a Co K S 5 teur de ‘Mon pays’’ et de beaucoup d'autres succès,
donnera un ‘tour de chant’ en la Salle du Cente-
; naire le samedi 29 mai.Cette soirée sera le cadeau
en on des depuis 29 ans de fête que la Société Radio-Canada offrira au pos-
J.-P. GUAY Magasin de Chaussures te CKSB à l'occasion de ses vingt-cinq ans d'existen-
196, boul. Provencher, St-Boniface, Manitoba ce.
D “D D D D D D D D D D D D D D D D M D
Pharmacie ST-PIERRE
St-Pierre, Man.
Félicitations au
poste radiophonique CKSB
qui a si bien desservi la
population manitobaine
depuis 25 ans
Tel: 433-7481
Le Dr Henri Guyot, premier président de Radio-
Saint-Boniface Limitée, se souvient très bien des
minutes de tension qui ont précédé l'inauguration
du 27 mai 1946: ‘’Nous étions nerveux, ce soir-là,
Ah! c'était quelque chose ce premier soir! Nous
DAME A ra étions tous réunis au poste. || y avait des directeurs
qui pleuraient tant ils étaient émus. C'était une
grande fête! Nous avions travaillé fort pour arriver
# là! ”
Son Honneur le Maire Edward Turner
et les
Membres du Conseil de Ville
de
SAINT-BONIFACE
félicitent chaleureusement
C.K.S.B. RADIO-SAINT-BONIFACE
à l’occasion de son
VINGT-CINQUIÈME ANNIVERSAIRE
ET EXPRIMENT DES VOEUX BIEN SINCÈRES DE SUCCÉS TOUJOURS
GRANDISSANT AU SERVICE DE LA POPULATION
FRANÇAISE DU MANITOBA.
32 / LA LIBERTE ET LE PATRIOTE, mercredi 19 mai 1971
Le personnel de CKSB en 1946. PREMIERE RANGEE, de gauche à droite:
Mlle Flore Toupin, René Dussault, Louis Leprohon (gérant), D.R. Thomson,
Mile Madeleine Painchaud. DEUXIEME RANGEE: Albert Legrand, Raoul
Normandeau, Mlle Rita Péloquin, Adolphe Guyot, Thérèse Turcotte, Léo
Rémillard, Ovila Drouin. TROISIEME RANGEE: Bertrand Potvin, Louis
Bodin, Mile Hilda Trudeau, Emile Savoie, Mlle Jeannine Lavoie, Gilles Lane,
Br Bergeron.
FR es
Christian Leroy, l'ani-
mateur du programme
de chansonnettes ‘Tous
les garçons, les filles’.
“Chante Clair”
“Chante-Clair”, c'était le joli
nom du bulletin qui servait de
trait d'union entre CKSB et ses
auditeurs, de 1946 à 1953, H ai-
dait à faire connaître le poste,
son personnel, son organisation
et surtout les programmes de ses
émissions. “Chante-Clair” reflé-
tait aussi ce petit air gavroche
que prenait, à ses heures, le “‘’pre-
mier poste de langue française
de l'Ouest canadien.’
citations.
ame. he een un
Depuis 1952, le poste CKSB est affilié à la chaîne
française de RADIO-CANADA, La collaboration
entre ces deux organismes s'est étendue à tous les
niveaux, soit ceux de l'administration, du person-
nel et de la programmation; et c'est toute la po-
pulation, tant canadienne que franco-manitobaine,
qui a bénéficié des succès de cette collaboration.
C’est en reconnaissance de cette affiliation et du
travail de pionnier accompli par CKSB dans le
domaine de la radio, que la direction de RADIO-
CANADA a le plaisir de présenter, à l'occasion du
25e anniversaire du poste,le récital de Gilles Vi-
gneaultà la Salle Centenaire de Winnipeg, le sa-
medi 29 mai 1971, à 20 h 30.
C'est avec l'assurance que les succès enregistrés
dans le passé seront dépassés d'emblée à l'avenir
que nous vous offrons nos plus chaleureuses féli-
C'est dans cet appentis du ‘‘vieux Collège‘ que CKSB allait installer ses stu-
dios en 1945. Cette petite bâtisse délabrée par le tragique incendie de novem-
bre 1922, logeait depuis un certain nombre d'années le local scout et une pe-
tite chapelle dédiée aux Saints-Martyrs-Canadiens. Quand Radio-Saint-Boni-
face fit l'acquisition de cette propriété, elle songeait à remplacer la vieille
maison par un édifice tout à fait moderne. Mais les règlements du temps de
guerre forcèrent les nouveaux propriétaires à se contenter de remettre à neuf
l'intérieur de la vieille bâtisse. Ces travaux coûtèrent plus cher qu'un nouvel
édifice, mais pour les autorités publiques les règlements sont les règlements!
RADIO-CANADA